‹ Études françaises et étrangeresChapitre 59 sur 67 · SUR DES EAUX THERMALES · texte numérisé non relu

SUR DES EAUX THERMALES

Vous que nous entourons de tant d'amour, restez.

Restez sous la fraîcheur de ces flots enchantés;

Et nous allons vous dire une douce romance

Qui souvent dans les pleurs, s'arrête, — et recommence,

Ou d'un vieux fabliau le prodige amusant, Comme on n'en conte plus dans le monde à présent.

Et vos enfans (la vie est belle pour les mères!) Opposent leur sourire à de tristes cbimères ; Leurs bras à vous servir s'empressent, et leurs yeux Ne quittent vos regards que pour cbercber les cieux.

Les prières du cœur sont toujours entendues. Déjà nos soins pieux . nos veilles assidues , Pour vous sont un plaisir. . . et c'est plus qu'un besoin ; Nous serons encor là quand vos maux seront loin ; Et tous les ans encor, pendant bien des années . Autour de la fontaine, aux ondes fortunées , Nous reviendrons, donnant au passé quelques pleurs, Conjurer l'avenir par des vers et des fleurs.

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