IV. — LE PSEUnO-ARAVATIUS. ItHQ
que la destructiou de Tougres fut présentée comme l'œuvre des Huus. Grâce à cette altération épique, le pontificat de saint Servais se voyait prolongé outre mesure et l'hypothèse de deux évêques, dont l'un aurait vécu au IV^ siècle et l'autre au V^, se présentait d'elle-même. En reproduisant inexactement le nom de Servais, qu'il tenait d'une communication orale, Grégoire de Tours donna à l'hypothèse l'apparence d'une certitude. Il fallait, pour remettre les choses au point, l'étude critique ci dessus, qui, je l'espère, reléguera définitivement le pseudo-Aravatius dans le royaume des fables (1).
(1) Je profite de l'ocfasion pour redresser au sujet de Maestricht une erreur de Reltberg, t. I, p. 333, reproduite par M. Hauck. I, p. 129, note 3. Tous deux déclarent que les mois de Grégoiie de Touis, Glor. Conf. li : Adveniens in hûc urbe Monulfns cpisropus sont la preuve qu'auparavant il n'y avait pas d'évêque à Maestricht. Je ne sais ce qui en est pour ma part, mais la preuve dans tous les cas est mauvaise; cf. Grégoire de Tours Glor. Conf. 83, où saint Valère, premier évêque de Gonserans, est de la part de l'un de ses successeurs, Théodore, l'objet du même honneur que Monulf rend à saint Servais et où Grégoire écrit : Adveniens autern Theodorus episcopus, oratorium ipsniu in majori spatio ampliattim, magnam effecit basilicam.