‹ Etudes générales et pratiques sur la phthisieChapitre 11 sur 83 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

le dire, quand la Phthisie est un fait accompli, qu'elle est confirmée à un degré quelconque, le médecin ne peut plus répondre de rien. Il fera encore beaucoup pour modérer, pour prolonger, pour écarter les complications, pour simplifier, soulager, consoler, guérir même plus souvent qu'on ne le croit... Qu'il s'efforce donc de développer et de perfectionner les ressources hygiéniques et les agents curatifs de tout crdre dont le praticien a un besoin si varié et toujours nouveau dans une maladie aussi complexe et aussi féconde en accidents et en indications que la Phthisie ; mais qu'il n'oublie jamais que la médecine de cetle maladie, aujourd'hui et dans l'avenir, c'est la médecine de l'espèce, la médecine préventive.

La médecine du phthisique dans son lit est forcée, elle est un devoir clinique de tous les jours ; mais celte pratique inévitable ne doit pas nous détourner de notre idéal, au contraire.

La Phthisie entre dans l'homme par des portes nombreuses et très-diverses. Il faut s'appliquer à fermer, autant que possible, toutes ces portes, car, lorsqu'elles sont franchies, les secours de l'art sont précaires.

Le médecin, le moraliste, le prêtre, l'économiste doivent se liguer pour cette œuvre d'humanité; mais c'est au médecin qu'il appartient de montrer à ses collaborateurs le but et les moyens.

Le concours de l'Etat et de la société tout entière

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