‹ Etudes générales et pratiques sur la phthisieChapitre 10 sur 83 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

qui est le terme inévitable d'une richesse organique excessive.

L'anatomie pathologique, qui métaux maladies leur cachet organique spécial, manifeste en caractères irrécusables tout ce que je viens de dire : elle l'exprime plastiquement. L'étiologie, je le ferai voir, et la nosologie comparée le proclament l'une et l'autre à l'envi ; et il ne faut pas espérer qu'on diminuera les ravages croissants de la Phthisie, qu'on l'empêchera d'épuiser les générations humaines, si on n'est pas pénétré de ces vérités.

Chercher à la Phthisie un remède dans le sens pharmacologique du mot, est une puérilité. Un prix proposé à celte recherche ne serait pas sérieux. L'homme bienfaisant, l'esprit large et humain qui a fondé celui qui excite aujourd'hui notre émulation, l'entendait comme moi : il me l'a dit bien souvent. La prophylaxie de la Phthisie, c'est-à-dire la Phthisie envisagée dans l'espèce, traitée dans l'espèce, ou la médecine préventive de la Phthisie, tel était son idéal. Est-ce à dire que la Phthisie, qu'elle soit imminente, ou qu'elle soit déclarée et reconnue chez l'individu, ne mérite pas l'attention du médecin, les efforts les plus opiniâtres et les plus variés du thérapeute ? Loin de moi celte pensée. On verra, je l'espère, que j'ai médité sur ce problème clinique, et que j'ai cherché à l'éclairer sous plus d'un rapport. Mais, il faut bien

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