CHAPITRE V. — de l'inoculabilité et de la contagion de LA PHTHISIE
§ I. — L'absorption de la matière tuberculeuse massive de l'homme par le lapin, et sa reproduction par ce processus lent et visible, ne constituent pas une inoculation proprement dite.
— On peut transmettre parce procédé toutes les matières animales communes. — Si le tubercule n'est pas inoculable, il est encore moins spécifique, car il naît de toutes sortes de causes.
— Il n'est pas plus inoculable et plus spécifique que le pus. —
Ce qui caractérise véritablement une maladie inoculable 177
§ II. — On produit le tubercule en irritant les tissus d'une manière modérée et continue parla présence de corps étrangers.
— Toutefois le tubercule reproduit le tubercule plus facilement que les matières organiques, et celles-ci plus facilement que les corps inorganiques. — Le rôle du système lymphatique dans ces tuberculoses artificielles. — La Phthisie est une, mais
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le tubercule ne l'est pas. Différence entre l'unité de la première et Y unicité du second 1 85
§ III. — La phthisie expérimentale confirme ma doctrine de la phthisie naturelle ou spontanée. — Caractère inflammatoire de la tuberculose expérimentale. — Cette inflammation a tous les attributs des phlegmasies communes, aucun de ceux des phlegmasies spécifiques. — La matière tuberculeuse n'a aucun des caractères des virus. — L'inflammation de la tuberculose expérimentale n'est pas mécanique ou par juxtaposition; elle se produit par intussusception ou génération. — Si les premiers phénomènes de la tuberculose expérimentale se passent dans les vaisseaux capillaires sanguins, il est certain que l'action morbide primitive et profonde s'opère dans le tissu plasmatique.
— Démonstration expérimentale des rapports du pus et du tubercule 191
§ IV. — Nouvelles preuves cliniques et expérimentales de la nature inflammatoire du tubercule. — Les abstractions scientifiques de l'esprit allemand, et les réalités cliniques de l'esprit français devant le tubercule et la Phthisie. — Résumé des progrès que l'histologie et la pathologie expérimentale ont imprimés à la Phthisiologie 209
§ V. — La contagion de la Phthisie remise en question par les inoculations. — Si la Phthisie est contagieuse, c'est comme elle est inoculable, par contamination lente et infection, à la manière de toutes les maladies a produits pauvres et mort-nés. — Cette lente infection est même si rare, qu'on peut la mettre en doute.
— Ce mode de transmission, si différent de la contagion, est très-relatif et tout exceptionnel. — Les cas de contagion d'une mère par son enfant conçu d'un père phthisique, appartiennent presque autant à l'hérédité. — Les contagionistes s'appuient sur des faits très-complexes et qui se prêtent à plusieurs conclusions. — Conséquences et conseils pratiques 216
§ VI. — Les abus de la Pathologie expérimentale. — Dès qu'une phthisie n'est pas héréditaire, on est trop porté à croire qu'elle est contagieuse, tant on est persuadé qu'elle ne peut être que l'une ou l'autre. — Parallèle de l'hérédité et de la contagion. — Loi des maladies héréditaires. — Place qu'occupe la Phthisie dans l'ordre de ces maladies 235