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LES PLANCHES ANATOMIQUES DE VÉSALE

Quand lés artistes et ceux qui s’occupent de beaUx-arts parlent des planches de Vésale, ils disent tous, comme l’historien Vasari ; l’Anatomie de Vésale (De humani corporis fahrica). Cette indication est inexacte et tro]» vague, surtout lorsqu’il s’agit de déterminer ce qui, dans cette œuvre prodigieuse, revient à Jean de Calcar.

Outre les six premières planches de Venise (Gaz. hebd., 1877, n” 17), imprimées en 1538, et qui furent l’objet de nombreuses contrefaçons énumérées dans la fameuse lettre à Oporin, datée de Venise 24 août (1542), nom calendas septembres, parurent, en 1543, le Grand ouvrage d’anatomie et le « Suoruin de humani corporis fabrica librorum Epitome». Ils avaient été envoyés en même temps à l’imprimerie d’Oporin, à Bâle. La dédicace du Grand ouvrage à Chafles-Quint est datée de Padoue, 1®'' août 1542 (calendas augusti) ; celle de l’Epitome au prince Philippe, son fils, est du 13 août 1542 (idihus augusti). Sur la dernière feuille du Grand ouvrage, on lit au recto : Basiliæ ex officina Joannis Oporini, M.D.XLUI, mense junio, et au verso se trouve la marque de l’imprimeur : ARION avec sa lyre sur un dauphin en mer, entouré de cette devise : INVIA VIRTVTI NVLLA EST VlAi Ala fin de l’Epîtome, qui paraît inachevé ou manquer de ses dernières feuilles, il n’y a pas de date d’impression. Ils se sont donc trompés ceux qui ont cru qu’il avait été publié avant le. Grand ouvrage, n’ayant eu égard qu’à la date de la dédicace, 1542. Impriîués en même temps, ces deux livres ont absolument le même frontispice. Le portrait à mi-corps atteste que Vésale les avait achevés l’un et l’autre dans sa vingt-huitième année. Le format de TEpitome est un peu plus grand (folio maximo), ce qui a permis de mettre audessous du frontispice l’avertissement au lecteur. Au-dessous du frontispice du Grand ouvrage il y a seulement dans l’édition de 1543, et Basiliæ per Joannem Oporinum dans celle de 1555.

Le texte de l’Epitome occupe les feuilles B, G, D, E, F ; le portrait à mi-corps est au recto de la feuille G.

Viennent ensuite les cinq planches de muscles. Le squelette de profil est au recto de la feuille K; puis les figures nues dé

l’homme et de la femme, avec la desciiption des parties extérieures placée de chaque côté et finissant au verso de la feuille L ; enfin deux feuilles imprimées d’un seul côté représentant les artères et les veines dans la figure principale, et autour, divers organes séparés destinés à être découpés et collés sur la cinquième planche des muscles. Ces feuilles imprimées d’un seul côté se retrouvent dans le Grand ouvrage, p. 313, ainsi que le squelette, p. 164; les autres sont propres à l’Epitome. Sauf le squelette, elles ont toutes 43 centimètres de hauteur : c’est pourquoi elles n’ont pu entrer dans le Grand ouvrage sans être pliées en deux.

Les grandes planches de ce livre {De hum,, corp. fahricd) mesurent seulement 34 centimètres; il y en a vingt- cinq. Les autres, en nombre infini et de toutes dimensions, sont intercalées dans le texte, chacune avec son explication particulière. Les trois squelettes, complètement différents de ceux des six premières planches de Venise, sont d’un dessin admirable, et bien mieux posés. Le premier, de face, s’appuie sur une bêche ; le second, de profil (celui de VEpitome), médite sur un crâne qu’il tient sous sa main gauche; le troisième, de dos et un peu de trois quarts, a les mains jointes dans l’attitude de l’affliction. Le sol sur lequel repose ce dernier présente aussi un tronc d’arbre coupé, mais point d’écusson avec le nom de Calcar. L’artiste qui l’a dessiné aurait bien dû mettre des initiales sur un des rochers voisins, au lieu de ce lézard qui ne peut faire songer qu’à la gloire naissante de Bernard Palissy. Les quatorze planches de muscles ne présentent, aucune, les organes disséqués placés à terre qu’on remarque dans toutes celles de l’Epitome. Des autres grandes planches, je me bornerai à signaler celle des nerfs, qui manque dans l’Epitome, bien qu’elle soit annoncée dans l’avertissement au lecteur. Mesurant 43 centimètres, elle est pliée en deux et occupe les pages 353 et 354 du Grand ouvrage.

Dans la même année 1543, deux mois seulement après, parut aussi, à Bâlè, avec les mêmes gravures sur bois, une édition de l’Epitome, traduite en allemand par Albanus Torinus. Cette fois la planche des nerfs s’y trouve. Quelques bois, empruntés au Grand ouvrage, ont été maladroitement ajoutés à cette publication et la déparent ; mais ils attestent que ces trois livres sont sortis de la même imprimerie. Ils ont tous les trois le même frontispice et le même portrait à mi-corps. Le titre seul est différent. L. Choulant dit que le signes, placé en haut du frontispice et qui ressemble à un phi majuscule, est le monogramme de JeanOporin. Ce quiten-

drait à le faire croire, c’est que dans l’édition de 1555 on l’a supprimé pour mettre en bas «Per lOANNEM OPORINUM ».

J’ai eu entre les mains un exemplaire de cette édition rarissime, en 1876, à la vente Trosser, et j’ai pu le feuilleter tout à mon aise. Le portrait est placé au dos du frontispice. Comme pour l’édition latine, chaque feuille est désignée par une lettre, mais la pagination est différente. La feuille A contient la dédicace de Vésale au prince Philippe, et au verso celle d’Albanus zum Thor à Christophe, fils du duc de Wurtemberg et Teck. Elle est datée du 5 août 1543 (Alban de la Porte, professeur à Bâle, était de Zurich). Le texte comprend les feuilles B, C, D, E, F, G. Les lettres illustrées qui commencent les six chapitres sont celles du Grand ouvrage et de l’édition latine de l’Epitome. Au verso de la feuille G les figures commencent par la 5® planche des muscles. Viennent ensuite les deux feuilles imprimées d’un seul côté destinées à être découpées et collées sur la précédente. La feuille H donne, sous l’explicalion des figures, au recto, le fœtus et ses enveloppes, qu’on retrouve p. 282 du Grand ouvrage, et au verso quatre figures du cœur, p. 565, 566, 567 du même livre. Feuille I, 4® et 3® planches des muscles. Feuille K, au-dessous des explications, au recto, l’utérus et ses annexes, p. 380 et au verso fig. 24, p. 277 du Grand ouvrage. Feuille L, 2® et 4” planches des muscles. Feuille M, avec les explications, au recto, les figures delà p. 378 du Gi’and ouvrage, et, au verso. Celles de la p. 364. Feuille N, le squelette de profil; à côté, fig. 27 de la p. 381 du Grand ouvrage; au verso de cette feuille et au recto de la feuille O, les deux figures nues de l’homme et de la femme avec la description des parties extérieures qui se termine au verso. Feuille P, explications. A la fin se voit la planche des nerfs, où on lit, en bas, à droite: « Imprimé à Bâle par Johan Herpst, dit Oporin, et terminé le 9® Jour du mois d’août 1543. » (Herbst, en allemand moderne, veut dire automne, et d’automne, en grec, on a fait Oporin.)

Le magnifique exemplaire sur vélin de l’Anatomie de Vésale, avec figures superposées, que possède l’université de Louvain, au dire de M. Burggraeve (p. 75, ouvr. cité) semble être l’Epitome. Cependant le même travail a été fait récemment dans l’exemplaire de l’édition de 1555 que possède la bibliothèque de l’Ecole de médecine de Paris (p. 505).

Maintenant, qui a dessiné ces grandes et belles planches, et surtout les cinq planches de muscles et les deux figures mies de l’homme et de la femme, lesquelles ne se trouvent pas dans le Grand ouvrage d’anatomie? C’est ici qu’il faut

faire intervenir la citation de Vasari, que personne n’a invoquée : € El les onze morceaux di carte grandi di Notomia, dessinés par le célèbre peintre flamand Jean de Calcar. » Vasari n’avait-il pas alors en vue les planches de l’Epitome, qui sont de grande dimension et précisément au nombre de onze? Il est très-probable que Vésale les avait mises à part dans ce livre, parce que, telles qu’elles étaient, elles ne pouvaient pas se prêter aux descriptions méthodiques du Grand ouvrée. Elles avaient dû lui servir dans ses démonstrations publiques. Quoi qu’il en soit, l’Epitome, dédié au prince Philippe qui n’avait alors que quatorze ans, ne pourrait-il pas être considéré comme l’album des dessins anatomiques de Jean de Calcar? Contrairement à l’opinion générale, je ne puis admettre que cet artiste, devenu le grand peintre de 1540, ait dessiné les planches du Grand ouvrage d’anatomie. Le frontispice et le portrait à mi-corps ne sont pas même de lui. Vésale nous apprend d’ailleurs qu’il a eu affaire à plusieurs peintres et graveurs, dont il lui a fallu diriger avec vigilance la main et les idées. Il exprime d’une façon saisissante ses tribulations : « Neque sculptoribus etpictoribus meitaeæercitandum dabo, ut sæpius ob eorum hominum morositatem me illis infeliciorem esse putarem qui ad sectionem mihi obtigissent. f> (Ep. rad. chyn., p. 194.) Il ne faut pas oublier non plus que lors de la composition du Grand ouvrage, achevé en aoiit 1542, Calcar ne dessinait plus pour Vésale : . depuis 1539 il était tout entier à la peinture. C’est donc avant cette époque qu’on doit placer l’exécution des magnifiques dessins de l'Epitome. Quant au frontispice et au portrait à mi-corps, Calcar était déjà à Naples lorsqu’ils ont été composés. Il faut bien en convenir du reste, le portrait à mi-corps n’est point un portrait, mais une estampe destinée à prouver que Vésale était dans sa vingt- huitième année quand ses deux ouvrages, achevés en 1542, furent envoyés à l’imprimerie.

Je crois aussi que la planche reproduite dans le livre de L. Choulant au tiers de sa grandeur, p. 43, et signée d’un K, n’est pas non plus une étude originale de Kalkcr (Jean de Galcp), comme pense l’auteur allemand, mais bien plutôt un dessin au crayon rouge d’après quelques figures du Grand ouvrage d’anatomie.

Ainsi on ne connaît pas les auteurs (dessinateurs et graveurs) des planches du Grand ouvrage. On sait seulement que Vésale avait envoyé les bois tout préparés de Venise à Bâle (lettre à Oporin). Il est donc, très-probable que si quel-

qiies dessins ont été faits à Padoue d’après nature, les bois ont été exécutés à Venise avant 1542.

Les planches deVésale, faites primitivement pour les études anatomiques, sont devenues depuis, à cause de leur beauté, des modèles pour les artistes. Mais je ne puis pardonner à De Piles, de l’Académie royale de peinture et de sculpture, d’avoir laissé mettre dans un livre qui porte son nom {Abrégé

d'anatomie accommodée aux arts . , 1667), que les douze

planches de François Tortebat prises dans Vésale (les 3% 4% 6% 7% 8® et 9® sont propres à YEpitome) étaient de Titien, quand ce même De Piles devait donner quelques années plus tard un Abrégé de la vie des peintres où, à l’article Jean de Calcar, il répète, comme ses devanciers : « C’est lui qui

a dessiné les figures anatomiques du livre de Vésale . »

Assurément il connaissait l’ouvrage de Vasari; mais il a trouvé plus commode de faire son article d’après Sandrart dont il reproduit les erreurs, que de rechercher dans l’historien célèbre les trois citations rapportées exprès en italien au commencement de cette notice. M. Ch. Blanc montre aussi qu’il n’a pas été puiser à cette source si connue, quand il dit : « Le biographe toscan le nomme, lui, Giovanni Fiammingo, Jean le Flamand, suivant l’habitude qu’avaient les Italiens de joindi'e au prénom des artistes le nom de leur ville natale ou de leur pays. Calcar est une ville de Westphalie qui fait partie du duché de Clèves. Jean de Calcar était donc un Allemand, un Tedesco, plutôt qu’un Fiammingo. Mais Vasari n’y regardait pas de si près quand il s’agissait d’un artiste étranger. »

Si le biographe toscan place hors ligne, parmi les élèves de Titien, un Giovanni Fiammingo qui faisait des portraits merveilleux et devait être honoré dans tous les temps par ses dessins anatomiques de l’ouvrage de Vésale, il le nomme dans deux autres endroits Giovanni di Calcare Fiammingo, pittore eccellentissimo et Giovanni di Calker, pittore Fiammingo. Vasari ne pouvait l’appeler autrement que tout le monde et Tedesco eut été une injure, puisque la ville de Calcar et cette partie du duché de Clèves sont sur la rive gauche du Rhin. Il faut convenir du reste que, pour un étranger, il a été trèsbien traité {e stato assaHaudato maestro). M. Ch. Blanc se trompe encore quand il écrit qu’ André Vésale lui-même, dans sa lettre à Oporin, «fait honneur de ses dessins à Jean de Calcar, qu’il appelle Johannes Stephanus Calcarensis. » A. Firmin Didot, Fr. Villot et bien d’autres, sans y avoir regardé davantage, retrouvent la même chose dans la préface du livre

d’anatomie. J’ai déjà dit où Vésale nomme deux fois Joannes Stephanus sans ajouter Calcarensis, et, je le répète, il n’en parle nulle part ailleurs.

Tant d’erreurs se sont accumulées sur ce point qu’il me faut absolument citer les deux premières phrases de cette fameuse lettre à Oporin Vimprimeur du livre de Vésale, mais professeur de langue grecque à Bâle. tAccipies..... per mediolamnses mercatores Damnas, tabulas ad meos de hummi corporis fabricâ libres et eorumdem epitomen sulptas. ütinam tam intégré ac tuto Basileam perferantur, atque sedulo cum sculptore, et Nicolao Stopio, hic Bombergorum negotiorum fidelissimo curatore, in humahiorihus studiis apprime versato juvene, eas composui; ne aligna ex parte alterantur aliudve incommodum ipsis vectura inférât. » Après cela, comment Ambroise Firmin Didot écrit-il : « En envoyant à Oporin les dessins originaux de l’Anatomie du corps humain, avec les bois gravés dans une moindre dimension, Vésale lui annonce que le graveur lui-même, ira les lui porter en compagnie du gérant de rimprimerie de Bomberg; il espère qu’ils lui arriveront sans accident. » Mais le commencement de cette lettre a donné lieu aune confusion bien plus singulière encore. On lit dans la préface des Opéra omniaVesalii, deBoerbaaveetAlbinus : ^Pictoreusus videtur precipue Jeanne Stephano, insigni ea ætate artifice, cujus opéra et industria imprimis egere se scribit ipse «wwo 1539. Laudat et prestitam sibi in his opérant a Nicolao Stopio. Sculptorem quoque suum commémorât ibidem, non nominat, quem omnium artificiosissimum Johannem Calcar fuisse cognoscimus. ütique versati in arte viri, hujusce manum agnoscere vel hoc seculo fatentur. » Si bien que des noms de la même personne on a fait deux artistes, un peintre et un graveur. Cette erreur étrange a été reproduite par M. Burggraeve, qui, embarrassé de choisir entre Giovanni Stephano et Hans Van Kalcker, comme il les appelle, se décide à penser que Vésale R bien pu lui-même faire ses dessins. « Cette supposition, dit-il page 75, acquiert une grande valeur quand on songe que presque tous les grands anatomistes ont été également d’excellents dessinateurs. Scarpa, Cuvier nous en fournissent des exemples remarquables. »

On me permettra d’adresser à M. Ch. Blanc le seul repi-oche de ne s’être pas fait aider par un médecin dans cette tâche difficile. Sa notice, d’ailleurs très-intéressante, y aurait gagné en précision, et par cela même elle aurait eu sans doute plus

de relentissement. J’ai été heureux d’y trouver cette déclaration très-nette : «Sans compter que ce peintre n’a pas été graveur, mais dessinateur sur bois ; aussi n’est-ce pas lui qui a entaillé dans le bois des figures pour l’Anatomie de Yésale. » Il fallait s’arrêter là et ne pas ajouter : « mais bien un certain Valverde que Vasari a nommé et qui écrivit sur l’anatomie après Vésale. » Car Valverde n’était pas un graveur, mais un médecin espagnol, « né au diocèse de Palencia, dans le royaume de Léon. Il étudia à Padoue sous Realdus Golumbus, et passa ensuite à Rome, où il fut médecin du cardinal Jean Tolet qui devint archevêque de Compostelle... C’est à ce médecin que l’Espagne doit l’émulation qu’on y vit depuis lui dans l’étude de l’anatomie quand il publia les planches de Vésale qu’il avait fait graver en cuivre, à Rome, par Gaspar Bezzerra, l’ouvrier le plus habile de son temps, en 4556. »' (Eloi, Dictionnaire hist. de la méd. anc. et mod., 2® édit.,^ 4778.)

Et maintenant cette notice, plus heureuse que l’article de I’Histoire des peintres, fera-t-elle savoir que le musée du Louvre possède un magnifique portrait d’André Vésale par Jean de Calcar? Ce portrait est une merveille. Il est donc à souhaiter qu’on en fasse de nombreuses reproductions et surtout une belle gravure pour le plus grand bonheur du monde médical et chirurgical. Quant aux planches anatomiques, il demeure certain que Joannes Stephanus Calcarensis a dessiné au moins les trois squelettes des six premières planches de Venise; que les grandes planches de l’Epitome (gV undici pedzi di carte grandi)-, et en particulier les cinq planches de muscles et les deux figures nues de l’homme et de la femme, doivent être attribuées à ce grand artiste ; que, contraire! ent à ce que l’on répète partout, les figures du livre d’anatomie de Vésale {De humani corporis fabricâ) ne sont pas de Jean de Calcar. Les planches, de 43 centimètres, qui s’y trouyent pliées en deux à cause de leur trop grande dimension, appartiennent à YEpitome.

Dans un autre travail, je dirai ce que sont devenues les planches des deux ouvrages de Vésale imprimés à Bâle en 4543; comment elles ont servi pendant près de deux siècles aux auteurs <jui ont traité de l’anatomie humaine ; comment, bien plus longtemps encore, les peintres et les sculpteurs y ont étudié l’anatomie artistique.

Joannes Imperialis {Muséum historicum, Venise, 4640)

donne à Vésale ce distique dont il ne connaît pas l’origine :

Qui vivis hominum depinxit membra figuris,

Æternum vivis vivet imaginibus.

C’est J. Aubry (Auberius), de Moulins, qui l’avait adressé à son maître Dulaurens. Ne revient-il pas, en eïet, de droit à l’immortel auteur des prodigieuses planches anatomiques du XVI® siècle?

FIN

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