XIV PRÉFACE
humaines ; aspirons à établir leurs convictions sur Christ, le rocher des siècles. Montrons aux plus alarmés, par notre vie, notre dévouement, que nous partageons leurs espérances; faisons-leur comprendre que bien loin de vouloir ébranler leur foi, nous aspirons à l’établir sur des bases plus solides. Prenons-les par la main, en les engageant à laisser les béquilies de la tradition, pour marcher d’un pas joyeux, ferme, assuré, dans les voies du spiritualisme chrétien, comme il convient à de vrais protestants, c’est-à-dire à des hommes parvenus à l’âge de majorité en religion. Nous en convenons sans peine, l’entreprise peut être, dans certains cas, périlleuse. Un homme qui se croira très orthodoxe, parce qu’il sera d’une ignorance exemplaire, pourvu d’un esprit très étroit, de beaucoup de zèle, sans connaissance et d’une langue d’aspic, pourra mettre tout en danger. Il faut des ménagements, de la prudence, de la sagesse; mais Ces précautions ne doivent pas nous faire oublier la foi en l'efficacité de la vérité. Agissons à l'égard de nos protestants catholiques comme nous le faisons à l'égard des catholiques romains. Nul ne se laisse arrêter par la crainte d’ébranler leur foi en la dégageant des superstitions qui l’obscurcissent.
C’est donc une affaire entendue : que l’on usé