XVIII PRÉFACE
même dans le corps glorifié. Rien d'étonnant que l'homme quelque peu instruit, se détourne des idées religieuses en branlant la tête à l’ouïe de telles théories. Elles rappellent à la lettre la piété touchante de cette brave négresse de Charleston qui, au plus fort du tremblement de terre, court à sa lampe, la remplit d'huile, l’allume pour ne pas être parmi les vierges folles, et s’écrie ensuite, toute triomphante d’être en règle: Seigneur.
Jésus, tu peux venir! je veille, j'attends l'époux! En Angleterre, dans le monde religieux éclairé, ces idées-là, sur lesquelles vit notre peuple, sont traitées d’eschatologie des reliques, des os secs et des cimetières. Revenez à saint Paul, présentez l'esprit comme un agent vivant appelé à se donner, suivant les temps et les économies, un corps toujours plus adéquat, et vous verrez si notre génération est aussi ardente à se précipiter dans le néant que vous le prétendez. Il se pourrait qu’elle fût simplement effarouchée par les fables que vous vous bornez à répéter depuis des siècles, sans jamais songer à les contrôler à la lumière de l'Évangile, tout en vous donnant pour bibliques: par excellence. | |