XLVI PRÉFACE
promise par le dogmatisme intraitable d'un savetier. Après avoir été un des adeptes les plus ardents, les plus conséquents des Églises libres, il en était arrivé à mettre au dernier rang les questions ecclésiastiques, et il ne se fit aucun scrupule d’aller finir ses jours dans une Église nationale.
Nous touchons ici à un des points les plus délicats, les plus douloureux de notre position actuelle. Naturellement c’est dans les Églises libres que le dogmatisme démocratique fait rage, et comme 1l ya des règlements en vigueur, les conséquences les plus pratiques peuvent en résulter. Sans doute, ces Églises ont officiellement des professions de foi religieuses, morales et non dogmatiques, théologiques, mais les mœurs ne risquentelles pas toujours de prévaloir sur les meilleures institutions? C’est là le péril imminent de l'heure actuelle. S'il en était temps encore, et s'il restait, hélas! des gens pour comprendre, ce serait le moment de faire son profit de l’avertissement singulièrement opportun d’un adversaire
réfléchi qui ne déclame pas, mais raisonne. , Tant
que l'Église reste dogmatique, la séparation de l'Église et de l'État sert à peu de chose, la racine du mal n’est pas tranchée. La persécution par le
bras séculier est supprimée et c’est tout: tous les.