L PRÉFACE
tion sur les croyances que l'éducation leur avait rendues coutumières, estimant que la foi na de prix que si elle est un don volontaire, que la routine en matière religieuse est une impiété, et que la ,glorieuse liberté de Christ“, dont parle l’apôtre, a pour premier fondement la conviction personnelle. | . Ce fut certes une grande douleur pour le chrétien de voir, dans la suite, qu'aucun de ses trois fils ne s’arrêtait auprès de lui sur cette voie du libre examen où il avait guidé leurs premiers pas. Mais le spectacle de l’incrédulité à la fois violente et frivole dans laquelle tombent tant de jeunes gens par réaction contre le dressage piétiste qu’ils ont subi dans leur enfance, n’était pas de nature à lui faire regretter la méthode qu'il avait suivie. Il n’a jamais cessé, au contraire, de mettre la droiture de conscience audessus d’une fidélité tout extérieure à des croyances religieuses qui étaient pour lui essentielles à la vie morale, mais qu'il savait être sans action sur la conduite, dès qu’elles ne plongent plus leurs racines dans le plus profond du cœur.
À Castres, à Celles (Deux-Sèvres), à Meschers (Char.-Infér.), où Le Savoureux fut successivement pasteur, il se trouva représenter le parti