‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 44 sur 75 · LIT PRÉFACE · texte numérisé non relu

LIT PRÉFACE

dernières années. C’était la retraite qu'il avait rêvée pour ses vieux jours; il retrouvait sur ces falaises ensoleillées l'Océan dont le Breton à la nostalgie, comme le Suisse de ses montagnes; et dans ces bois de pins et de chênes verts, le calme, la paix et la solitude.

Une maladie de langueur le fit mourir lentement. Sachant que s’il se rétablissait, 1l resterait incapable de continuer son ministère et de reprendre ses chères études, il cessa de vouloir vivre et attendit avec impatience la mort. Lorsque vint l’agonie, il écarta d’un geste ceux qui voulaient le consoler, et son doigt se souleva vers le ciel. Lui qui avait assisté tant de malades à leurs derniers moments, il se regardait mourir, et signalait à demi-voix, à sa fille qui le veillait, les indices de la mort qui l’envahissait. Il n’a pas éprouvé les terreurs de la mort, mais les luttes de la vie usent, les chagrins laissent des blessures et les désillusions, de la mélancolie. Cet homme, qu’on avait connu si gai, semblait enseveli dans la tristesse (13 juillet 1882).

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