‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 7 sur 75 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

comme faisant autorité pour d’autres. Ce n’est qu’en prenant cette liberté à l'égard de la sainte Ecriture qu’on peut se mettre à l’abri d’une exégèse qui ne sait que la tordre.“

Ces explications et ces réserves n’empêchent pas Rothe d'ajouter : , En revanche, la Bibie a bien une autorité normative, seule elle peut décider ce qu’il est nécessaire de savoir pour être sauvé; mais elle le fait tout autrement que ne l’imaginait l’ancienne théologie, qui faisait consister le savoir salutaire dans la connaissance exacte d’une doctrine religieuse précise. Dieu soit loué, la Bible est mieux qu’un catéchisme ou qu’une dogmatique. Il faut nous y habituer : ce n'est pas un système dogmatique qu'elle entend dérouler à nos yeux; mais un monde nouveau dans lequel nous contemplons Dieu, se mouvant et vivant. Nous pouvons adopter à cet égard la belle parole d'Adolphe Monod : “ L/Écriture sainte, c’est Le ciel parlé sur la terre. Jésus est si peu un prédicateur, comme on se l’imagine volontiers, que lorsqu'il prononce des maximes comme le sermon sur la Montagne, il leur enlève le caractère didactique et doctrinal, au moyen de l’ardeur de ses sentiments. Tout dans le document de la révélation est informe et fragmentaire, cela aussi est providentiel, s'il y a

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