‹ Études historiquesChapitre 1 sur 22 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

POUilHAT FIIÉRES, ÉDITEUB

BTUDKS HISTORIQUES. T. IV.

SOMMAIRE

Jean , dac de Normandie , fils aîné du roi , marche en Guienne , et après avoir pris Angoulême, vient mettre le siège devant Aiguillon avec pins de cent mille hommes. — Résistance des assiégés commandes par le comte Derby.

FRAGMENTS

INVASION DE h^ FRANCE PAR EDOUARD.

E siège fut fatal; .lî détermina Edouard à ipasser en France , cft ^riva-Philippe de cent mille hommes qui auroient pu s!^ Ko'wver à la bataille de Crécy. Tout se préparoit alors (Jàns les conseils de Dieu. « Mais^ dit le grave hist(>i:ien:(j[ui « a le mieux connu nos antiquités, les adveWilJès' .; « advenues à la France et les grandes victoires du* '; /,/ « roi Edouard ne doivent persuader la justice de « sa querelle y mais être estimées châtiment des (( vices des François. La restitution des pertes et « conservation de Tétat jusqu'à présent manifesta tent que ce n'a été ruine. »

Le duc de Normandie avoit fait serment de ne point abandonner le siège d'Aiguillon que la ville ne fût prise, à moins que son père ne le rappelât. 11 fit partir le connétable d'Eu et Tancarville, pour rendre compte a Philippe de la résistance qu'il éprouvoit. Philippe retint auprès de lui ces deux seigneurs, et fit dire à son fils de continuer le siège jusqu'à ce qu'il obligeât la ville à se rendre par la famine, puisqu'il ne la pouvoit emporter de force.

Cependant le roi d'Angleterre, instruit de ce

qui se passoit en Guienne, se préparoit à secourir

en personne le comte Derby. Il assembla, dans le

port de Southampton^ mille vaisseaux, quatre mille

hommes d'armes, dix mille archers, seize mille

hommes d'infanterie légère, dont dix mille étoient

Page 1