‹ Études historiquesChapitre 5 sur 22 · JEAN · texte numérisé non relu

JEAN

Depuis son avëDement à la couronne jusqu'à la bataille

de Poitiers.

De 1350 à 1356.

Philippe VI, dit de Valois, laissa le sceptre à son fils Jean, second du nom; car on compte un fils de Louis X, Jean 1, qui ne vécut que cinq jours.

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Louis XVll, enfant, a pareillement été fdaoé au nombre de nos monarques. La loi salique étoit en ce point d'accord avec le caractère national : en France, l'innocence et le malheur n^exduent pas de la couronne.

Jean avoit reçu une éducation aussi bonne que celle de son père avoit été négligée; il aima et prot^ea les lettres autant que Philippe les méprisoit : cVst à ses ordres que nous derons les premières traductions de Ute-live, de Salluste, de Lucain, et des Commeniaîpes de César. 11 cherdia et récompensa le mérite; il sentoit par le cœur œ qull ne voyoit pas par Tesprit. 11 eut à la fois ces défauts et ces qualités propres à perdre les empires : Timpétuosité de caractère et l'irrésolution d^esprit; le courage , qui ne consulte que Thonnenr , et la magnanimité, qui sacrifie tout à raccomplissement (le sa parole. Dans un temps où la justice étoit en France la liberté, il protégea la justice. En amitié, il n*y eut point d'homme plus fidèle; mus on pardonne rarement aux rois d'avoir des amis ou de Il en avoir pas.

A Reims, le 26 septembre 1350, Jean se para de la couronne qui devoit orner son cercueil à l^^nthvs. \à^ jour de son sacre il arma chevaliers des princes et des ^gentilshommes qui ne dévoient plus rt^niettrt^ ilans le fourreau l'épée qaih prirent de sa main, loi pom|>e fut superbe, la dépense prodigieuse; chaque nouveau chevalier reçut, selon ruHiigc, aux frais du roi , les habits de la cérémonie : fi»urrui^>a précieuses, double tenture d'or et de

soie. Paris s'émut à Taspect de son monarque. Les rues furent tapissées ; les artisans divisés en corps de métiers, les uns à pied, les autres à cheval, étoient vêtus d'une manière uniforme, mais différente pour chaque confrérie. Les fêtes durèrent huit jours : une exécution sanglante met fin à ces joies funestes.

Jean fait décapiter le comte d*Eu9 connétable de France, nouvellement revenu, sur parole, de sa prison d'Angleterre. Il fut dit , mais sans preuves , que le connétable trahissoit sa patrie , à Texemplc de tant de François.

SOBIBIAIRE.

La trêve conclue avec PAD^^eterre tons le rè{^ne précédent est confirmée par les soins du pape ; elle est prorogée à diverses reprises pendant trois années. — Néanmoins les hostilités ne cessent jamais tout-à-fait dans la Guienne et dans la Bretagne.

— Combat des trente. -^ Création de Tordre de TÉtoile. — Surprise du. château de Guines par Edouard , qui disoit que les trêves étoient marchandes. — Recherches inutiles , par la chambre des comptes » des malversations financières. — Jean pris pour juge dans une querelle d'honneur entre le duc de Brunswick et le duc de Lancaster. — Mort du pape Clément Vf.

— Premier crime du roi de Navarre.

FRAGMENTS

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