CHARLES IV (COMMENCEMENT
hâtions Rien ne parut d'abord justifier les craintes qui avaient ntre u porté le feu duc à prendre tant de précautions. Durant une
ichesse
«icoie. année entière, l'autorité souveraine s'exerça conjointement par Charles et Nicole. Leurs noms accolés l'un à l'autre dans les actes du gouvernement, leurs effigies représentées ensemble sur les monnaies, et la satisfaction avec laquelle les Lorrains voyaient cet heureux accord, semblaient annoncer que Charles ni son père ne se souvenaient plus de leurs anciennes prétentions si hautement affichées. Ce n'é tait là qu'une trompeuse apparence. 11 n'eut pas été prudent de dévoiler des projets hostiles à la fille de Henri II, dans le moment où la mémoire de ce prince était le plus entourée de regrets et de vénération, et lorsque ses serviteurs affidés occupaient encore les charges les plus importantes de l'Etat. Trop de précipitation pouvait tout perdre. Il fallait préparer les esprits en Lorraine, au dehors les cabinets étrangers, aux changements que l'on méditait. Les princes de Vaudémont le sentirent. C'est pourquoi, s'enveloppanl de dissimulation, ils voulurent se donner le temps de sonder les cours d'Allemagne et de France, de mettre dans les
FRANÇOIS Il frère de Henri II.
CHARLES IV , fils de
François II.