‹ Études historiques sur L'ancienne LorraineChapitre 5 sur 30 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Ce n'est pas un des moindres écgeils de notre sujet d'avoir maintenant à raconter des faits dont une plume babile a donné une narration si brillante. La difficulté nous semblait telle que nous avons été sur le point d'arrêter cette élude au règne de Charles IV, c'est-à-dire à l'époque où commence le livre charmant de M. le comle d'Haussonville. Loin de nous l'idée d'une concurrence que notre faiblesse décline, et plus loin encore toute prétention à dire mieux ce qui a été si bien dit. Quelques différences dans les vues et les appréciations n'auraient pas suffi à vaincre nos scrupules, si nous n'y avions été déterminé par une différence plus radicale, qui tient aux plans adoptés de part et d'autre, et conséquemment aux genres du récit. M. d'Haussonville a écrit une histoire complète d'une période circonscrite.

Son travail est un tableau achevé, harmonieux, riche Nombres et de lumières ; le nôtre n'est qu'une esquisse abrupte, où les grandes lignes sont seules indiquées. Heureusement pour celui qui arrive le dernier, il n'y a pas de comparaison à établir. Comme cette esquisse embrasse toute retendue des annales lorraines , il faut bien , sous peine de la tronquer, lui donner une conclusion. Au fond, l'existence de la Lorraine, comme nation libre et indépendante, reçoit une atteinte irréparable par les malheurs et par les fautes du petit-Ûls de Charles III ; elle dure pourtant encore un siècle avant de s'éteindre, semblable à cet arbre qu'on dit être le roi des forêts, et qui met cent ans à décroître. Pour rester fidèle au plan que nous nous sommes tracé, il faut donc suivre, dans son dépérissement, une nationalité que nous avons vue si vivace, et en constater les dernières pulsations. Nous le ferons avec sobriété dans les détails, afin de ne rien ôter au plaisir du lecteur qui cherchera dans Y Histoire de la réunion, etc., une instruction plus complète, qu'on ne trouve pas toujours sous des formes aussi particulièrement attrayantes.

CHAULES IV.

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