‹ Etudes historiques sur l'AngoumoisChapitre 17 sur 19 · HOTES · texte numérisé non relu

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trières, d'où les soldats repoussèrent si souvent les assiégeants, et ce chemin couvert, aujourd'hui obstrué, par lequel sortait la garnison pour aller chercher des vivres , ou surprendre l'ennemi. J'étudiais surtout la position des lieux , pour découvrir celui où Besme fut assassiné ; car dans l'histoire de son pays , tous les faits sont importants pour l'écrivain. Informé déjà que l'assassinat fut commis dans un lieu appelé la Piiiauderie , petit village à peu de distance du château , et curieux de savoir si le souvenir des passions politiques et religieuses de nos pères vivait encore dans la mémoire des hommes de nos jours , je demandais à un vieillard plus que septuagénaire , et qui était mon cicérone , si quelque assassinat n'avait pas eu lieu autrefois dans le voisinage : « oh ! il y a bien long-temps , » me répondit-il ; je le tiens de mon père , on tua un grand » seigneur à la Pinaudene !

Le faubourg dont il est ici question était placé de l'autre côté du pont , et devait être beaucoup plus populeux qu'aujourd'hui, à en juger par plusieurs vieux fondements découverts, à diverses époques , dans cette même partie. La petite ville de Marthon était autrefois entourée de remparts , et fermée par trois portes ; elle offre encore aujourd'hui , par ses ruines et ses vieux pans de murs , l'aspect d'une petite ville du Moyen- Age. {Mémoires de Sully, liv. 2.)

Ce sujet mythologique et plusieurs autres existent encore dans le même appartement. Il paraît que Catherine de Médicis demeura assez long-temps dans l'Angoumois , car on cite

plusieurs entrevues dans le même château , surtout l'une dans le mois de décembre 1586 , et l'autre dans le mois de mars 1587 ; mais il est constant que celle dont il a été question eut lieu le 25 septembre. (Auteurs déjà cites).

(1G) page 502.

Il a laissé des éditions corrigées et enrichies de notes des œuvres de Sidoine Apollinaire, de Perse, d'Eulrope, et plusieurs traductions latines et françaises. ( Eloge d'Elie Vinci , par M. Joannel , de l'académie de Bordeaux , Périgueux 1816 ).

N'oublions pas de mentionner aussi, dans la galerie des hommes illustres de l'Angoumois , Jean Dutillet , seigneur de la Salle, de Rais, etc. , et dont la famille était une des plus anciennes du pays. « Il s'appliqua, dit Bayle , avec une diligence » merveilleuse , à illustrer l'histoire de France , et l'on peut » dire que personne n'avait encore manié ce grand sujet selon » le plan qu'il se forma. » Ce travail fut publié sous le titre de Mémoires ; l'auteur en fut magnifiquement récompensé par le Roi Henri II. ( Eloges des hommes illustres par Sainte- Marthe. ) La famille de Dutillet adopta une des premières le calvinisme. Cependant , le chanoine de Claix , après avoir suivi Calvin en Allemagne , rentra dans l'Angoumois et revint à la religion catholique , à la sollicitation de Jean Dutillet , son frère , évêque de Meaux. ( Moréri , tome V. — Nobiliaire universel de France , tome XII , Paris 1817. )

La France consolée, la prise de La Rochelle, épitre à Louis XIII , sont de ce poète. Voici le sonnet qui fut fait pour être placé sous le tahleau de Protée.

Qui voudra voir Protée et sa diversité,

Qu'il vienne voir ici , comme plein de finesse ,

Un enfant dans ses rets enlace ma jeunesse ,

Pendant qu'elle s'endort dedans l'oisiveté.

Il verra que mon cœur,, se trouvant garrotté ,

Pratique pour s'enfuir mule tours de souplesse :

Et cuidant s'échapper du lien qui le presse ,

Me fait à tout moment changer de qualité.

Ores , comme un lion de courroux, je m'altère ,

Ores , comme un sanglier je deviens solitaire ,

Ores, conllict en pleurs, je parais un torrent ;

.Mais 1 importun amour pour cela ne s'arrête.

Ains d'un nœud plus étroit toujours , toujours serrant,

Me contraint de chanter et d être son poète.

On a de lui : 1" une cosmographie ; 2° une histoire des hommes illustres , publiée à Paris , en 1<584 5 une autre édition du même ouvrage, de 1671 , en huit volumes in-12; o° Singularités de la France Antarctique , Pari s I0S8. ( Nouveau dictionnaire, historique. )

(19) page 522.

Ce livre était intitulé Aristarque à Nicandre : le père Goulu y était désigné sous le nom de Phyllarque , et Balzac sous celui de Narcisse. Le libelle publié contre lui , et attribué à Balzac , disait qu'on l'avait surpris endormi dans les bras de la femme de son hôte , le jeudi onzième d'août 1628 , et qu'il reçut en punition un grand nombre de coups de bâton. ( Dictionnaire historique. )

Jcan-Louis-Guez, seigneur de Balzac, naquit à Angoulême,

4o2 NOTES.

en lo9o. Il avait une grande connaissance des autours an ciens et beaucoup de goût. Peut-être les littérateurs , qui sont venus après lui , n'ont-ils pas assez apprécié son talent , par cela seul qu'ils l'ont surpassé : injustice assez ordinaire envers les hommes qui, les premiers, ont marqué le point de départ du progrès en littérature , en morale ou en politique. Les principaux ouvrages de cet écrivain sont : 1° un recueil de lettres; 2° dissertations littéraires; 5° plusieurs odes latines ; 4° plusieurs traités dont voici les titres : Aristippe , le Prince, le Socrate chrétien, et le Barbon. A son lit de mort , Balzac fit appeler Javrezac et se réconcilia avec lui.

On dit que, jusqu'à son dernier moment , il discuta, avec ses amis qui l'entouraient, plusieurs questions de littérature. Comme Socrate , il leur répéta souvent que la mort ne l'effrayait point , et qu'il allait recommencer une autre vie.

Il mourut le 18 février 16oo, et fonda par son testament un prix d'éloquence de 2000 ir. à l'Académie Française, dont il était membre , et légua 2000 fr. de rente à l'hôpital d'Angoulème, où il fut enterré. Moriscet, chanoine de la même ville, et un autre Moriscet, frère du premier, célébrèrent ses vertus , 1 un par une oraison funèbre , et l'autre par- un discours qui fut imprimé.

Si notre siècle était plus soucieux du souvenir de ses grands hommes, le Département de la Charente devrait ériger un monument à Balzac sur une des places publiques d'Angoulème : pourquoi ne pas rappeler ainsi aux Angoumoisins le souvenir du littérateur qui leur a laissé un peu de gloire , et qui fut le bienfaiteur de l'humanité ?

(21) page 324.

Elle était fille d'un maréchal nommé Batam. Cytois , médecin de Poitiers, la visita, et publia un ouvrage sur ce sujet.

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