‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 54 sur 159 · Segré, p · texte numérisé non relu

Segré, p

.}. Segré, p. 204-208; Frese, p. 33, n. Jll: plus complètement Kiibler,. p. 193-199, et Mitteis, Grundzûgc, t. II, 1, p. 257-259.

4. Comme pour les autres vo'ao; visées dans les papyrus, en peut se demander s'il s'agit d'une loi particulière et quelle est cette loi, l'édit provincial romain ou une loi grecque (Mitteis, op. cit., p. 2.")8). Le terme vise simplement, croj'ons-nous, la coutume grecque (cf. suprà, p. 103, n. 1).

5. Sur les rapports de langue, cf. Kiibler, p, 200,201, 202. — Ajoutez aux documents latins l'acte de Transylvanie de 167 (Girard, Textes, p. 818) dont les expressions sine ulla controversia rappellent les mots grecs avsu SîV.r,; •/.a; y.pi(j£fo; zaï -aar,; j-EpOc'asw; /.at £'jp,a'.Àov!:'a; (Lond. t. IF, 298, p. 206, 11. 16-17, Tebt. 387, 1. 7, B. G. U. 637, 856i ou Èv[av:]toÀo7;aç (G. P. R. 29, 1. 16).

consultes du Digeste; parmi eux, Paul cite même un acte rédigé en grec'.

C'est donc l'origine hellénique du dépôt irrégulier plus nettement établie qui permet d'entrevoir ses destinées dans l'histoire du droit romain.

D'abord, elle fait comprendre pourquoi Paul et Ulpien, imbus des doctrines romaines traditionnelles, ne l'ont pas reconnu, tandis que Papinien, novateur hardi, désirant satisfaire les intérêts du commerce et de la banque, l'a sanctionné par l'action depositi. 11 a agi sous la même inspiration qui l'avait poussé à introduire dans le droit romain, sous la forme de Vactio ad exemplum in$titoriafi, la représentation contractuelle générale en vigueur dans le milieu juridique grec, et qui l'a porté aussi à admettre en droit romain la rnutua fîdehtssio comme procédé créateur d'une variété de solidarité fréquente en droit grec — nous allons l'étudier à la Section V.

L'origine hellénique explique encore et surtout pourquoi ce dépôt irrégulier a été largement adopté par Justinien dans son Digeste, pourquoi les commissaires ont interpolé quelques textes qui n'en parlaient pas afin de l'y insérer. Leur dessein a été réalisé, au titre depositi vel contra, en massant, à la suite du texte fondamental de Papinien (fr. 24) qui occupe la place d'honneur, un autre texte de Papinien lui-même (fr. 25) dont le § 1 se référait aussi à la matière, les textes de Paul (fr. 26, 27 et 29) dont le premier et le troisième ne s'y rapportent qu'après retouche-, enfin le texte de Scevola (fr. 28) où les auteurs restituent soit un dépôt pur\ soit un mandalum pecuniae credendae^ ^

1. Paul, 4 resp.. D. 16. 3, 26,1, qui sert de thème à la discussion de Kubler, p. 189 et s.

2. Sur lefr. 27, voy, Milteis, Hernies, t. XXX, 1895, p. 584-585; Segré, p. 232, n. 1: Kubler, p. 196.

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