‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 62 sur 159 · Bortolucci, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Bortolucci, loc. cit., p

l'extension du bénéfice de division. 131

D'autre part, même après la disparition de la -p5;iç, il paraît difficile d'accepter l'identité de V 7.'/J.rt'/.t'.'-rjr, avec l'institution romaine de la corréalité', par la raison que celle-ci, pendant longtemps, a exigé pour être valable des formes spéciales de stipulation très rigoureuses; on ne les voit pas apparaître dans les papyrus comme on y voit si fréquemment la stipulation simple. Il y a plus, ï x/.XriK'yfùri n'est même pas l'équivalent absolu d'une mulua fideiussio romaine, car Xa fideiussio, elle aussi, exigea pendant longtemps des formes spéciales.

La clause reste bien, dans les papyrus, une clause grecque, créant l'obligation collective in solidum sans aucun rapport av ec la corréalité romaine et sur une autre base, une base plus archaïque que révèle l'histoire du droit comparée C'est avec ce caractère qu'elle est passée, selon nous, dans la Novelle 99.

III. — Avant d'y consacrer les développements nécessaires et pour préparer l'éclaircissement du texte même de la Novelle, il n'est pas inutile d'insister sur le fait que les jurisconsultes romains se sont déjà aperçus d'une dilï'érence entre la mutua fideiussio et la corréalité. La démonstration de notre conception fondée précisément sur cette différence y gagnera d'avoir un appui dans les textes antérieurs à Justinien. Elle peut se faire, dune façon qui nous paraît concluante, grâce à un texte fameux de Papinien dont on n'a pas tiré jusqu'ici tout le parti possible, parce qu'on ne le rattache pas d'ordinaire à une origine grecque.

Le texte en question est ainsi conçu :

Papinien, 11 resp., D. 45, 2, de duob. reis, 11, pr. :

Reos promittendi vice mutua fideiussores non inuti-

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