‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 65 sur 159 · Binder, op. cit., p · texte numérisé non relu

Binder, op. cit., p

4. Papinien lui-même l'exige dans les §§ i et 2 de notre texte; ainsi s'établit un rapport étroit entre le pr. et ces paragraphes, comme le remarque exactement M. Binder, p. 304 et n. 22.

nibus conveniret). Il faut entendre par là que chacune des poursuites divisées s'opérerait à des titres différents contre chacun des mutui fideiussores, actionnés partie comme débiteur principal, et partie comme caution'. On ne peut pas exprimer plus nettement que la corréalité est en dehors de la question.

Gela ne signifie pas d'ailleurs que la mutua fîdeiussio n'établisse pas en droit un lien collectif parallèle à celui qui découle de la corréalité. Papinien a cette idée dans l'esprit puisque, d'après la décision positive de son texte, il déclare que l'efïet capital de la mutua fîdeiussio est d'écarter toute division obligatoire entre débiteurs [neqve enim dividere cogendus est). C'est également l'effet de la corréalité dans laquelle, en général aussi, la division n'est que facultative-. Il résulte de là que la mutua fîdeiussio peut très bien ne pas créer la corréalité proprement dite, et néanmoins engendrer une obligation incontestablement collective, fondée sur la force propre du cautionnement réciproque.

Quel h; peut donc être l'origine en droit romain de cette obligation collective nouvelle et quelle est sa portée pour la détermination du caractère juridique de rà/.Xr/ASYYJ'i? Les deux choses se tiennent.

Pour répondre à la première question, il faut imaginer les circonstances dans lesquelles le jurisconsulte a pu avoir à fournir un responsum^ sur la validité du cautionnement réciproque et sur ses effets. On se rappellera qu'il commence par affirmer que reospromittendi vice mutua fideiussores non inutiliter accipi convenit. Il paraît impossible de ne pas voir sous l'adverbe prudent non inutiliter la notation d'une pratique exceptionnelle dans le droit romain. De même, il

1. M. Bortolucci, loc. cit., p. 309-310, qui, lui aussi, rejette l'idée de corréalité note judicieusement, à propos du passage de Papinien, quels sont les intérêts juridiques attachés à la diûërence des titres de poursuites.

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