‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 77 sur 159 · Mitteis, p · texte numérisé non relu

Mitteis, p

l'égalité de la dot et de la DOiNATION. 147

ne peut plus être acceptée, et celle de Bruns reprend toute sa vérité.

En effet, il se trouve que les deux manuscrits du Vatican les plus importants (R. II et R. III) annihilent complètement la thèse critique de M. Mitteis, non pas qu'il ait tort en l'occurrence de reprochera Bruns de n'avoir pas tenu compte du classement des manuscrits — nous lui donnons, au contraire, raison sur ce point ' — , mais parce que, sur le passage en cause et sans qu'il y ait aucunement de sa faute, il sest trompé ou plutôt il a été trompé par l'état du seul manuscrit antérieur à Justinien connu lorsqu'il émettait sa théorie ^

Tout le mal provient de ce que le manuscrit L présente une lacune d'un paragraphe entier (entre les §§ 91 et 92) et de la première partie du § 92 (en réalité 93), précisément à l'endroit où R. III, 93 ^ — qui est un epitome d'un manuscrit de la même famille — formule en abrégé la règle de l'égalité entre la dot de la femme et la donation du mari.

L'antériorité de la coutume par rapport à Justinien est du reste confirmée par l'autre manuscrit du Vatican (R. II, ol) ^ dont le modèle a été écrit, lui aussi, avant la codification.

Ainsi, tous les doutes peuvent être levés et l'opinion de Bruns est certaine. La Xovelle 97 emprunte véritablement sa disposition à une règle coutumière des « provinces de l'Occident » et en particulier de Constantinople, et la différence signalée dans le Coutumier entre l'usage de celles-là et l'usage de celles de « l'Orient » existait déjà avant 539.

Mais, pour le sujet spécial qui nous occupe, cette constatation prend un intérêt que Bruns a laissé dans l'ombre.

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