‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 107 sur 242 · Suprà, p · texte numérisé non relu

Suprà, p

2. Observation du P. Mouterde, que nous remercions de nous avoir communiqué ses idées personnelles sur l'inscription.

L'éditeur remarque aussi avec raison que le texte est trop mutilé pour qu'on puisse en tenter une reconstitution. Cependant;, nous préciserons que les mots parfaitement lisibles des 11. 3 et 5, 0£7;j,(ov et Aùasviwv, laissent apercevoir nettement quelle était la position sociale du défunt. L'expression ôecij-wv Aùaoviwv désigne « les lois de l'Ausonie » ou « les lois romaines » ; elle se rapproche des termes employés par saint Grégoire de Nazianze dans le vers où il désigne Beyrouth par la périphrase : v6[Aa)v eooq AùaoviYJwv'. La présence de cette expression dans L'inscription de Beyrouth montre que le défunt était un homme versé dans la connaissance des lois romaines, très vraisemblahlement un professeur de droit : c'est pourquoi l'inscription est peut-être un fragment de l'épitaphe de Patriciusle professeur.

Le mot sjycç « gloire » (1. 6) vient, semble-t-il, à l'appui de cette hypothèse, en désignant un homme illustre, comme l'était incontestablement Patricius. Malheureusement, du génitif gouverné par sj/oç, il ne reste que la

finale ]azopoç pour le complément de laquelle le choix

est permis entre [tja-uopoç « connaisseur » et [y.TtJuiopo; « fondateur ». Le premier qualificatif se rapportant, par hypothèse, à la connaissance des « lois romaines » qu'aurait possédée le défunt conviendrait parfaitement à Patricius. Le second qualificatif marquerait que le héros mérite la gloire, parce qu'il a fondé une école où l'on enseignait les « lois romaines » ou a donné un lustre nouveau à la science des « lois romaines » ; ces éloges non plus ne seraient en rien déplacés à l'égard de Patricius, qui fut le plus éminent des a maîtres œcuméniques », ceux dont l'activité scientifique apporta à Beyrouth plus de renommée encore.

Les mots i/. ^aaiX-^oç (1. 2), enfin, en éveillant l'idée

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