Voy. la bibliographie, Suprà, p. 46, n
trouvai l'admirable Sévère qui était chez lui avec d'autres pour y entendre l'enseignement des lois. Puis, tandis que je le croyais devenu mon ennemi, je vis qu'il avait toujours de l'amitié pour moi, car il me salua le premier, plein de joie et d'allégresse, et j'éprouvai la bonté divine à ce prodige remarquable. Puis, nous qui, à ce moment, étions (dupondii), quand nous eûmes terminé notre cours, nous dûmes nous lever et partii'. pendant que ceux de son temps restaient encore pour leur compte... ». Telle est la traduction de F. Nau '.
La traduction de Kugener difTcre peu de la précédente : (( J'entrai le premier jour dans l'Ecole (7'/:Xr,) de Léontios, fils d'Eudoxios, qui enseignait alors le droit (vô[j.ci) et qui jouissait d'une grande réputation auprès de tous ceux qui s'intéressaient aux lois. Je trouvai l'admirable Sévère, assis avec beaucoup d'autres auprès de ce maître pour écouter les leçons sur les lois. Alors que je croyais qu'il serait un ennemi pour moi, je vis qu'il était favorablement disposé à mon égard. 11 me salua en eCFetle premier, en souriant et en se réjouissant. Aussi remerciai-je Dieu pour ce prodige remarquable. Lorsque nous, qui étions à cette époque les dupondii, nous nous fûmes retirés, ayant terminé notre exercice (^piçiç), tandis que ceux qui étaient de l'année de Sévère restaient encore pour leur compte... » ".
Le document est précieux à plus dun titre : d'abord en ce qu'il renferme deux des noms des ~f,ç zV/.z'ju.vrr^z ciiisy.aXci, Eudoxius et Leontius, le père et le fils, les ascendants d'Anatole ; ensuite en ce qu'il dissipe définitivement les doutes qui avaient pu exister sur le nom du père de Leontius; enfin et surtout en ce qu'il montre Leontius en fonctions à la date de 487 ou 488. De plus, Leontius, en 487 ou 488, jouissait déjà d'une grande réputation dans l'École. Gela prouve qu'il n'en était pas à ses débuts.