‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 118 sur 242 · Ibid., t. X, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. X, p

9. Cod. lust. VII, 39, 56. [Léo, disait plus haut M. Cuq, n'existe pas :

rieure à l'an 500, car la constitution précédente est adressée à Thomas, qui fut, en cette année, préfet d'IUyrie ». M. Cuq signale en outre que le Recueil des Édits des Préfets du Prétoire contient un Édit de Léon tins : y.6'. r.ep\

IV. — La tin de la carrière administrative de Leontius est connue et connue cette fois par deux textes juridiques qui vont faire apparaître la considération immense dont il jouissait à la Cour.

En 528, Leontius fut associé, comme commissaire, à la préparation du premier Code de Justinien. La première Préface à ce Code, De iiovo Codice componendo (13 février 528), reproduite en tète du second Code, le désigne ainsi : (( (elegimus)... Leontium virum sublimissimum magistrum militum ex praefecto praetorio consalarera atque patricium ». Il était donc en 528 magister ?nilitum, maître des milices : ce devait être le couronnement de sa carrière. Il était désigné aussi comme ex praefecto praetorio y considaris et patricius.

En 529, le nom de Leontius reparait dans la seconde Préface du Code, De lustiniano Codice confirmando (7 avril 529), reproduite aussi eu tête du second Code : « ... et vir sublimissimus ex praefecto praetorio consularis atque patricius Leontius ». 11 avait cessé d'être magister militum.

Ces titres se retrouvent dans la troisième Préface du Digeste, la Const. Tania-léoM-Kv^, § 9, on les a transcrits plus haut; mais son nom n'y figure plus que pour mémoire, car en 533, c'était son tils Anatole qui était commissaire du Digeste. Leontius était donc mort entre 529 et 533. Son nom est omis à fortiori dans la troisième Préface du Code, celle qui ordonne la confection du second Code,

Leoni est une correction des anciens éditeurs]. — (Note personnelle l'auteur).

1. Cod. Bodl. XXII. De literaruni fide. Leontii. Cf. Cod. Marc. xvii.

LES PROFESSEURS DU v" SIÈCLE. 153

Dp emendatiojie Codicis histiniani et secunda eiiis edilione (17 novembre 534) ou Const. Cordi.

V. — Leontius a été, aux termes de la troisième Préface du Digeste, un maître illustre de Beyrouth; Zacharie le Scholastique atteste sa grande réputation auprès des juristes. Pourtant le nom de Leontius n'apparaît qu'une fois dans les Scolies des Basiliques', dont le passage amène à penser qu'il a commenté Ulpien, lib. i*2 ad Edictum.

Le silence gardé à son sujet démontrerait-il que les juristes du vi* siècle le tiennent en moindre estime que son père parce que, de son temps, l'enseignement de Beyrouth, tout en demeurant le premier dans le monde, avait passé par son zénith? Ou bien, puisqu'on en est réduit aux hypothèses, le défaut de mention de son nom ne viendrait-il pas d'une autre cause? Certaines scolies, celles de Théodore, par exemple, seraient des emprunts à des scolies de Leontius. Cette dernière hypothèse expliquerait la discrétion de ces extraits sur lui-même et encore un point embarrassant, le titre 6 ï\j/:q otoâcyxaXo; appliquée Domninus dans un passage de Théodore-, dont Domninus n"a pu être le maître^ Si la scolie venait vraiment de Leontius, c'est de Leontius que Domninus aurait été le maître.

VI. — Leontius avait quitté Beyrouth et le professorat entre 488 et le début du vi'' siècle où il exerça la Préfecture du Prétoire. Son départ dut avoir lieu quelques années avant 505-518, car il serait invraisemblable qu'il eût été nommé Préfet du Prétoire d'Orient, élevéàla plus haute charge judiciaire de l'État, sans avoir parcouru, aupara-

1. Bus. SuppL, p. 227, scol. 173 (Dig. 15, 1, 42 : Ulp. lih. 12 ad edictum).

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