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vaat, une carrière administrative ignorée de nous. Son départ se placerait alors entre 488 et 500 à peu près. Cette date coïncide précisément avec la date de la loi d'Anastase que les -^ç cly.cu|jL£VY;ç sicij/.aAci n'ont « naturellement » pas connue*. Peut-être Leontius est-il le dernier représentant de l'École; peut-être cette École prit-elle fin avec son départ pour la capitale.
Si les sept professeurs, dont la biographie vient d'être retracée, peuvent, sans aucune difficulté, être rangés parmi les maîtres beyrouthins, on doit se demander s'il faut placer à côté d'eux deux juristes du v'' siècle : Euxène et Sabinus, et un troisième, qui appartenait peutêtre seulement au vi'' commençant, l'Anonyme des Scolies du Sinaï.
Euxène.
Euxène (Auxonius ou Euxôn), avons-nous vu plus haut', était le frère de l'évêque de Beyrouth, Eustathe; il est mentionné comme ayant été, au printemps (mai ou juin) de 460, mêlé aux controverses religieuses que souleva Timothée Elure, lors de son passage par Beyrouth. D'après le Pseudo-Zacharie et son imitateur, Michel le Syrien, Euxène était « interprète des lois » ou « interprétait les lois ». Que signifie au juste cette expression?
Le traducteur de Michel le Syrien, l'abbé J.-B. Chabot % ne met pas en doute qu'Euxène fût un professeur de droit. L'identité des deux titres nous parait, à nous aussi, incontestable si l'on observe que l'un des professeurs de droit de Beyrouth, Anatole, est désigné officiellement par Justinien (Const. Tanta, § 9) comme « apud Berytienses iuris interpres constitutus ».