LE TRAITEMENT DES PROFESSEURS
habile, il réserve pour la fin Targument le plus propre à toucher le cœur d'un cultivateur, l'appel à la terre féconde.
Libanius nous livre à nous une indication intéressante : c'est que le salaire représentait aussi le prix des livres et autres objets nécessaires aux élèves que le professeur se chargeait de leur procurer.
Nous ignorons malheureusement quel était le taux ordinaire ou moyen des honoraires qui donnaient lieu à ces marchandages; nous ignorons aussi s'il advint à Beyrouth comme ailleurs des refus collectifs de payer le salaire des professeurs, véritables grèves d'étudiants*.
§ IL — Le Traitement.
Aucune source ne nous permet de déterminer si les professeurs de Beyrouth reçurent, à partir du règne de Théodose II, un traitement officiel soit de l'État, soit du Sénat de la Ville. Les professeurs de droit de Constantinople, à partir de 425^, touchaient un traitement de l'État. Le taux en est inconnu, mais un auteur particulièrement compétent en matière d'histoire financière byzantine, M. A. Andréadès, présume ce taux très élevé, comme le restera, suivant lui, le traitement des professeurs de droit sous l'Empereur Justinien qui estimait à un si haut degré la science juridique ^
Pour les professeurs de Bome, Justinien, dans la Pragmatique sanction Pro petilione Vigilii (554), c. 22, ordonne de continuer dans l'avenir le versement des annones que l'on avait coutume de donner auparavant (c'est-à-dire sous la domination des Ostrogoths) aux