‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 160 sur 242 · Hase rassemble les preuves suivantes · texte numérisé non relu

Hase rassemble les preuves suivantes

1° C'est le droit qui est enseigné à Beyrouth (p. 60-61) : Nonnus, Dionysiac, liv. 41, v. 10 : 6siji;aio;ro'Xou Bcodr;; (iustitiam exercentis Beroës) [Suprà, p. 44, n. 2), liv. 41, v. 145 : 8iV.r,; rJZo^/, aaiu GsjJiiaTwv (solum iuris et urbs legum) [se. Berytus] {Suprà, p. 44, n. 2 ); Zacharie de A%tilène, De Opifi-oio mundi, appelle Beyrouth [iii'xT)p vo'jxojv (legum mater) {Suprà, p. 51) ; Eunape, [J-Tj'irip [vo;j.i/.wv] 7i:xtÔ£'j[j.aTwv (scientiae iuris mater) (Suprà, p. 31); Justinien, dans la Const. Aïôojzcv, § 9 : twv voijlwv 7:o>.;; (legum civitas) {Suprà, p. 53), dans la Const. Oninem, § 7, legum nutrix {Suprà, p. 53); Agathias (II, 15) parle des S'.ôaa/aXeîa (scholae) de Beyrouth {Suprà, p. 56) et surtout Grégoire le Thaumaturge, in crat. panegyr. ad Orig., qualifie

Beyrouth de xwv vd;jLwv loûxtov Tîaiosuirjptov (harum legum [se. Roma-

narum] auditorium) {Suprà, p. 26). Ajoutons encore la Const. de Dioclé-

tien et Maximien, God. lust. 10, 50 (49j, 1 : maxime circa professionem

iuris, consistendo in eivitate Berytorum provinciae Phoenices (Sw-

prà, p. 29); le témoignage de Sozomène, H. E., I, 11, sur Triphyllius :

Stà vdjJLùjv aaxr)aiv noXltv ypdvov èv tîj Brjpux!.'cjv udXst ^taxpt'tl'avTiÉ

(... ob studium legum diu in urbe Berytiorum fuerat commoratus) {Suprà, p. 32, n. 2); le passage de la Vie des saints Arcadius et Jean : Èzeimt] [se. ô BripuToç] -^ap to'tc toÎ? r.oXkri-j i/ooot jispt tojv vd[JLtov [Lzkéx-qv àvSpâaiv ^'vGei (quae bac tempestate viris legum peritissimis florebat maxime) {Suprà, p. 43, n. 1). Cf aussi Nicéphore Calliste sur eux : ii:'- -atSei'a xal [jleX^tt] vo[i.œv (disciplinas et legum discendarum gratia) {Suprà, p. 44, n. 1). — Aux sources connues de Hase, ajoutons Libanius (ep. 566 \V) : twv vd[xwv [jirÎTTip (legum mater) {Suprà, p. 36;, et la Vie de Sévère, par Zacharie le Scholastique {Suprà, p. 48^;

2° C'est le droit romain de Rome qui est enseigné à Beyrouth (Hase, G. 14

La même idée se dégage également tant de l'inspection des matières qui formaient l'objet de l'enseignement avant Justinien* que des fragments des œuvres dues aux professeurs antérieurs à Justinien ^

Pour le temps de Justinien, c'est le droit romain nouveau, celui de la codification impériale, qui y est enseigné.

Comment était donné l'enseignement du droit romain à Beyrouth, les développements qui répondent à cette question se répartissent d'eux-mêmes suivant un plan simple et logique :

Section 1. — Le Latin et le Grec, langues de l'Enseignement.

Section 11. — Les Matières de l'Enseignement ou le Programme des Études.

Section 111. — La Méthode pédagogique.

Section IV. — L'Entrée à l'Ecole; la Sanction des Études.

p. 63-64) : Agathias (II, 15) rappelle que les jeunes gens y venaient pour étudier xo-j; 'Poj[i.a;wv vo[xou; {Suprà, p. 57); Socrate le Scholastique, H. E., IV, 27, rappelle que Grégoire le Thaumaturge abandonna f'étude du droit romain (à Beyrouth) : TzoXXk yaîfciv s'.-ùv toÎ; 'Pw[xar/.oTç vdii-oiç (missis Romanorum legum studiis) {Suprà, p. 27, n. 3). Grégoire lui-même déclare avoir eu l'intention de twv 'Pojixaiwv r/.uavôâvî'.v vo[i.ouç (Romanorum discere leges) [Suprà, p. 26). Il en est de même de l'étudiant avec qui Zacharie de Mjtilène dialogue : il était venu à Beyrouth pour apprendre ce que vou.-Xo-ja: twv 'Poju.aiwv o'. vojjLOÔî'-a'. (legum iurisque Romani prudentiam) [Suprà, p. 51, n. 1) (cf. l'argument du dialogue) (Su^rà, p. 50, n. 5), Ajoutons ces références : saint Grégoire de Nazianze désigne Beyrouth par la périphrase vo'awv iooç Aùciov'.rlojv (legum sedes Romanorum) {Suprà,

p. 35). dont on rapprochera las mots Ostjjlwv Aùaoviwv de l'èpitaphe de

Patricius {Suprà, p. 137); l'auteur anonyme de YExpositio totius mundi, § 25 : Berytus auditoria legum habens, per quam omnia iudicia Romanorum ■< stare videntur > [Suprà, p. 4(>) ; Jean de Beith-Aphtonia : « Sévère fut envoyé à Béryte pour v étudier les lois romaines » {Suprà, p. 104).

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