‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 18 sur 242 · Hase, p · texte numérisé non relu

Hase, p

2. Sa vie se trouve dans Eusèbe. De Martijribus Palestinae, c. xi, dont le texte grec a été édité en particulier par les Bollandistes {Acta S. S., 1" juin, t. I, p. 62-64,, et d'une façon critique par [H. Delehaye] dans les Anal. Bolland., t. XVI, Bruxelles, 1897, p. 129-139. — Indications bibliographiques dans la Bibliotheca Hagiog^-aphica Graeca des Bollandistes, éd. altéra, Bruxelles, 1909, p. 195; et dans la Bibliotheca Hagiographica Orientalis des mêmes, Bruxelles, 1910, p. 182,

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Erat autem ex Berytensium civitate, ubi primam aetatem egit in ils quae ibi erant puerorum gymnasiis : postquam vero ingenium eius ad virilem aetatem maturuit, transivit adsacrarum litterarum studium;...) {Anal. Bolland., t. XVI, p. 133; trad. des Boll., i" juin, 1. 1, p. 64). Le passage manque dans Migne, P. G., t. XX, col. 1500. — Lammens, p. 6.

4. La vie des deux saints est racontée par Eusèbe, De Martyribus Palestinae, c. IV, 3, 5. La meilleure édition du texte grec est celle de [H. Delehaye] dans les Anal. Bolland., t. XVI, 1897, p. 122-127. Voy. en outre la bibliographie indiquée par ]a. Bibliotheca Hagiographica Graeca àe^^ Bollandistes, éd. altéra, Bruxelles, 1909, p. 25, n" ICI et par la Bibliotheca Hagiographica Orientalis, Bruxelles, 1910, p. 8 (Aedesius), p. 23 (Apphianus). L'ouvrage de B. Violet, Die Palestinischen Martyrer, Texte u. Untersuch., Leipzig, 1894, contient une traduction du syriaque. La vie de saint Apphien est

times aussi des persécutions de Maximin, faisaient leurs études à Beyrouth. Les deux frères étaient nés à Paga, en Lycie, d'une famille illustre. Après une enfance très morale, leur père voulut leur donner une éducation distinguée et pour y réussir, les envoya à Beyrouth. Ils y furent reçus par un de leurs compatriotes et ne se laissèrent pas entraîner par la jeunesse trop libre de l'Université. Apphien étudia surtout l'éloquence, Aedesius la philosophie. Ils passèrent cinq ans à Beyrouth pour étudier le droit romain qu'Apphien, au moins, possédait parfaitement. Il est probable que c'est à Beyrouth qu'Apphien se fît chrétien. Évêque de Gésarée de Palestine, il y mourut martyr, encore jeune, le 2 avril 300. Sa fête se célèbre le 2 avril. Son frère fut martyrisé à Alexandrie.

4. — Aux confins du ni" et du iv' siècles, une constitution non datée de Dîoclétien et Maximien ' apporte un renseignement d'un certain intérêt sur l'École de Droit de Beyrouth :

Cod. lust. 10, 50 (49), qui aelate se excusant, 1.

Impp. Diocletianus et Maximianus AA. Severino et ceteris scholasticis^ Arabiia. Cum vos adfîrmetis liberalibus studiis operam dare, maxime circa professionem iuris, consistendo in civitate Berytorum provinciae Phoenices, providendum utilitati publicae et spei vestrae dccernimus, ut sing-uli usque ad vicesimum quintum annum aetatis suae studiis non avocentur.

résumée d'apri-s Kusèbe par le P. François Bouvier, Le Saint étudiant de Beyrouth (en arabe), dans Al-Mac/iriq, t. IX, 1906, p. 984-91)0 et p. 1079- 1085. — Porter, p. 35-39, la raconte aussi ; Hase, p. .%, 93-94 en parlait déjà. — Simple allusion dans Hitzig, op. cit., p. 74, n. 244 (d'après Ruinart); JuUien, loc. cit., p. 451; Lammens, p. C.

i. Citée par Godefroy; Strauch,c. iv, n" 15 [p. 42]; Hase, p. 55-56, 94-9(); Krueger, p. l.'J^, n. 86 (trad. franc., p. 186, n. 7); Hitzig, op. cit., p. 7i, n. 244; Bouchier, p. 117; Kuebler, loc. cit., col. 398, 401 ; Schemmel, Phil. Woch., 1923, col. 2.37-238.

2. Le mot scholasticus veut dire ici « étudiant », il ne saurait .signifier « avocat » puisque les destinataires sont encore en cours d'études.

Le rescrit étant adressé à Séverin et à d'autres étudiants d'Arabie nous renseigne d'abord sur le fait que l'Ecole de Droit de Beyrouth attirait déjà aux ni^'-iv' siècles des élèves originaires de l'Arabie '.

Dans son dispositif le rescrit nous apprend aussi que les étudiants d' Arabie^ avaient eu besoin d'une intervention spéciale des Empereurs pour pouvoir continuer leurs études de droit à Beyrouth jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, sans risquer d'en être détournés par l'appel à des mimera personalia : le titre du Code qui aetate se excusant se rapporte en efiet, d'après sa place même, aux excuses afférentes aux charges personnelles. Le texte prouve donc que les études se poursuivaient parfois à Beyrouth, au moins jusqu'à un Age aussi avancé que celui des étudiants français en doctorat en droit. En outre, cette concession montre quelle importance les Empereurs attachaient à la fréquentation des écoles par la jeunesse, en la faisant prédominer sur l'obligation à remplir des devoirs publics'.

§ II. — Le IVe siècle.

Au IV* siècle, la réputation de l'Ecole de Droit de Beyrouth ne s'était pas démentie.

5. — La preuve nous en est fournie d'abord par une allusion que fait à la célébrité juridique de Beyrouth le sophiste Eunape, l'un des partisans de Julien l'Apostat, qui écrivait sous l'Empereur Constance. Dans le passage

1. Une inscription grecque de Beyroutli, récemment publiée et portant une dédicace à la Tyché de Pétra (Arabie), atteste l'existence de relations commerciales entre Pétra et Béryte, un siècle et demi avant la constitution de Dioclètien que les éditeurs de cette inscription ne manquent pas de citer (L* R. du Mesnil du Buisson et P. R. Mouterde, Inscriptions grecques de Beyrouth, dans Mél. de la Faculté orientale, t. VII, 1914-1921, p. 383- 384; p. 23 du tirage à part).

2. M. Schemmel, Phil. Woch., 1923, col. 238, se trompe en croyant que l'objet de la constitution était de permettre aux Grecs d'étudier à Beyrouth jusqu'à vingt-cinq ans.

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