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ploi du style personnel, procédés dont Y Interpretatio Gai contient les premiers exemples dans l'histoire de l'enseii;nement du droit.
§ I. — La Méthode en usage du V* siècle à 533'.
Au V' siècle et au début du vi" siècle, dans la période des (( maîtres œcuméniques » et de leurs successeurs immédiats, le fonctionnement pratique de renseignement que, naturellement, la Cpnst. Omnem ne décrit pas dans son ensemble, nous est connu par les Scolies du Sinaï, les Scolies des Basiliques et la Vie de Sévère de Zacharie le Scholastique. Ces sources fournissent des indications qui manquaient pour les époques antérieures. Elles nous montrent, en particulier, qu'alors la méthode pédag^ogique était, une fois de plus, changée : les professeurs enseignaient en grec et avaient adopté la méthode dite « scolastique » dont les procédés seront analysés bientôt.
I. — Les leçons de droit se donnaient dans la ^yùà^, véritable salle de cours, régulièrement tous les jours, sauf le samedi après-midi et le dimanche-. Les cours avaient lieu certainement l'après-midi. Le fait que les étudiants se regardent comme étant en congé le samedi « après-midi » le prouverait déjà. Un argument concordant et très net ressort aussi du témoignage de Zacharie rappelant que ses camarades les plus pieux se réunissaient à Sévère et à lui-même, chaque soir, pour prier Dieu dans l'Église de
1. La méthode pédagogique du V siècle, telle que nous la reconstituons, ne laissellpas d'offrir de grandes analogies avec la méthode encore en vigueur dans les Universités arabes. J'emprunte à un article récent (Ch. Beaugé, L'Instruction supérieure arabe en Egypte, dans Rcv. intern. de V Enseignement, t. XLII, 1922, p. 228-246) quelques traits de l'enseignement supérieur à El Azhar (Le Caire) et je les rapproche des procédés en usage à Beyrouth au v" siècle.
2. Vie^de Sévère, § 16; Nau, t. IV, p. 560; Kugener, p. 52-53; cf. P. de Francisci, p. 9.
i'Anastasie, « après s'être appliqués à l'étude des lois et aux travaux qui s'y rapportent » '. La matinée était sans doute laissée aux étudiants pour leur préparation personnelle. Comme, par ailleurs, il est probable que les maîtres exerçaient, à côté de leurs fonctions pédagogiques, la profession d'avocats consultants, il fallait bien qu'ils se réservassent aussi des loisirs pour recevoir leurs clients. Ces raisons diverses nous portent à croire que les cours étaient concentrés dans l'après-midi.
II. — La forme des explications des maîtres était alors, à Beyrouth, semblable à celle qu'avaient depuis longtemps suivie tous les maitres grecs dans les Ecoles de rhétorique. Elle nous est connue par les Scholia sinaitica-, que certains romanistes attribuent à l'Ecole de Beyrouth «t qui, si elles n'en viennent pas, ont été en tout cas coniques sur le type pédagogique général en Orient % comme le prouvent par analogie quelques Scolies des Basiliques certainement dérivées de l'enseignement de Beyrouth.
Les Scholia sinaitica constituent, nous le dirons plus loin^, une « chaîne » sur les Libri ad Sabinwn d'Ulpien, due à deux commentateurs des v^-vi^ siècles (un Anonyme et Ï!a6. = Sabinus). Les deux professeurs s'adressent fréquemment à l'assistance, à la seconde personne du singulier, et parlent d'eux-même? b la première personne ^