LES TRAVAUX DES 111* ET IV^ SIÈCLES
Pareillement, des appendices peuvent avoir été ajoutés au Gode Grégorien à Beyrouth même, sans qu'il s'ensuive que les auteurs anonymes de ces compléments aient été des professeurs de droit'.
Et enfin, le Codex Hermogenianiis, s'il a été élaboré à Beyrouth par Hermogénien, n'est pas nécessairement l'œuvre d'un professeur ^
Quant au seul professeur certain pour le iv^ siècle, Domninus', quant à Scylacius et à Sebastianus*, professeurs plus ou moins douteux, on ignore leurs travaux.
Notre dessein, en l'absence de tout document, est de rechercher si certaines œuvres juridiques des m* et iv" siècles ne pourraient pas, plus ou moins problématiquement, être attribuées à des professeurs de Beyrouth.
I. — La critique la plus récente a tenté de démontrer que plusieurs ouvrages, mis par les sources juridiques préjustiniennes ou par le Digeste sous le nom de jurisconsultes classiques, auraient été l'objet de remaniements considérables et systématiques à l'époque postclassique ^ — M. Ebrard a émis cette conjecture pour les divers ijLcvo6i6Xa ad formulam hypothecariam, et en particulier pour celui de Marcien; il a soutenu la même thèse en ce qui concerne la IlapaiTYjcrtç èxtipoTC^ç xal xoupaxopiaç de Modestin^ — Le Liber singularis regularum d'Ulpien, composé en son état actuel après 320 (Mommsen), a été examiné, ces derniers temps, au point de vue critique, par plusieurs auteurs : MM. Arangio-Ruiz\ Albertario*, Buck-