Cf. Benzinger, loc. cit., col
8. Cette date précise vient des Fragmenta historica tusculana (éd. Angelo Mai), fr. IV, dans Migne, P. G., t. LXXXV, col. 1821-1824. Elle est acceptée par R. Mouterde, Mél. de VUniversité Sainl-.Joseph, Beyrouth, t. VIII, 1922, p. 99, La Chronique de Michel le Syrien, éd. .T.-B. Chabot, t. II (Paris, 1901, in-4'>), p. 244, parle aussi sous la date de l'an 23 de Justinien (=551) de l'engloutissement de Tripoli, Beyrouth, Byblos, Botrysetdes villes de Galilée : « La mer, dit-il, se retira à deux milles sur elle-même, et des navires gisaient sur le sol » (cf. le Pseudo-Denys ad ann. 864= 553). Mais
et dans les autres villes du littoral de la Phénicie, la mer se retira, par l'ordre de Dieu, l'espace d'environ deux milles.,.; à Beyrouth, où le feu prit après la destruction de la ville, l'incendie dura deux mois; les pierres mêmes furent consumées et transformées en chaux. L'Empereur .lustinien envoya beaucoup d'or; on rechercha les cadavres des victimes pour les ensevelir, et on rebâtit une partie de la ville ». Ainsi s'exprime la Chronique de Michel le Syrien '.
23. — Le passage d'Ag-athias, chroniqueur écrivant après la mort de Justinien (565), auquel est dû aussi {Hist., II, 15) - un récit du tremblement de terre qui détruisit la ville de Beyrouth, mérite d'être transcrit ici, parce que l'auteur y remémore, dans une parenthèse, la gloire que la ville tirait de l'existence de ses écoles :
TC'j-b Y^P TCaTptiv TYj tSkzi y,al wGTusp yépaq ti [;<£yiijtcv Ta Totàoe txl)-f, àvsïxai otSajy.aXsïa (erat enim hoc urbi patrium et veluti maxima honoris praerogativa, quod eiusmodi scholae ei essent dicatae).
Voici la traduction du passage entier ' : « Béryte, dit Agathias, alors l'œil le plus beau de la Phénicie, fut dépouillée de toute sa splendeur. Ses superbes édifices si renommés, ornés avec tant d'art, s'écroulèrent. Aucuu
Michel le Sj'rien reparle du cataclysme sous l'année 554 ; voy. la note suivante. Theophanes, Chronogr., t. I, p. 352, éd. de Bonn, met le cataclysme à la date du 9 juillet 543.
1. Ed. J.-B. Chabot, t. II, p. 247 (ann. 554) [cf. le Pseudo-Denys ad ann. 870 = 558]; cf. Agathias, Hist., II, 15 (Migne, P. G., t. LXXXVIII, col. 1360-1362 ; éd. de Bonn, p. 96) (sous la date de 558). Y a-t-il chez les auteurs cités p. 55, n. 8 et ici confusion entre les années, ou y a-t-il eu plusieurs phénomènes sismiques consécutifs; on en peut discuter. Cf. Strauch, c. v, n" 10 [p. 50]; Hase, p. 58-59; Diehl, Justinien, p. 423, u. 3; Porter, p. 43-45; Lammens, p. 22 et, en dernier lieu, R. Mouterde, loc. cit., p. 99.
2. Migne, P. G., t. LXXXVIII, col. 1360-1362; éd. de Bonn, p. 96. — Le passage est cité par Godefroy dans Mueller, II, p. 517; Hase, p. 58; Lammens, p. 22.