‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 75 sur 242 · Seitz, op. cit., p · texte numérisé non relu

Seitz, op. cit., p

Au VI* siècle, Agathias, faisant allusion aux derniers moments de l'e.xistence de l'Ecole, déplore la perte d'un grand nombre de jeunes étudiants en droit romain, étrangers et de noble extraction (TCcXXcivéci ÈTC-^Xuceç £•J^uaTp{Sczl)^ Et le Pseudo-Antonin ^ qui commémore le triste événement, ne manque pas de parler des peregrini victimes de la catastrophe, lesquels désignent, comme le pensait judicieusement Hase ^ les étudiants venus de tous les points du monde méditerranéen pour y étudier le droit.

VI. — Il serait intéressant de savoir de quels milieux sociaux provenaient ces étudiants. Libanius, dans son discours « Contre les détracteurs de son enseignement »% a laissé à cet égard une indication qu'on voudrait pouvoir vérifier. Il y déclare, on l'a vu, qu'une véritable révolution s'était produite de son temps, au détriment de la rhétorique, dans le recrutement de l'Ecole de Droit de Beyrouth. Alors qu'auparavant, les études juridiques étaient l'apanage des jeunes gens issus de familles d'artisans et qui avaient besoin de se créer des moyens d'existence, ces études, à l'époque où il parlait (.367-374), étaient entreprises également par des fils de grandes maisons, d'un sang illustre, ayant de la fortune et dont les ancêtres avaient exercé les fonctions municipales. Et Libanius, dans son discours « Contre le Sénat «^ (après 388) réitérait ses attaques en dénonçant les enfants des sénateurs ou des anciens sénateurs qui partent chaque printemps vers Beyrouth. Libanius n'avait pas tout à fait raison en ce qui regarde le passé, car certains étudiants en droit appartenaient déjà à des familles illustres : tels Apphien et Aedesius* (fin m" siècle). Il exagère sans

Page 1