‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 9 sur 242 · Sic, riit/.ig, op. cit., p. 74, n · texte numérisé non relu

Sic, riit/.ig, op. cit., p. 74, n

8. Schemmel. loc. cit., p. 44G ; cf. le mOme, Phil. Wooh., 1023, col. 2.3t;-

(212), qui accordait la cité romaine à tous les liabitauts de l'Empire sauf aux déditices. C'est là une pure affirmation sans preuves. Nous avons seulement la certitude que l'École de Droit de Beyrouth existait à l'époque de la jeunesse de saint Grégoire le Thaumaturge, donc au début du m" siècle. Depuis combien d'années? On l'ignore.

Différents historiens de l'Ecole de Droit, de la ville ou de la Syrie ', ont avancé que la création de l'Ecole de Droit de Beyrouth aurait pu se faire sous l'influence des grands jurisconsultes syriens du début du m" siècle : Ulpien, originaire de la ville de Tyr, toute voisine de Béryte; Papinien, beau-frère de l'Empereur syrien Septime Sévère par sa seconde femme Julia Domna, et que l'on a des raisons de croire né à Hémèse (Hôms), comme celle-ci; Cl. Tryphoninus, qui remplissait peut-être en Syrie des fonctions publiques en l'année 213 \

L'opinion de ces auteurs récents ne fait que corroborer les idées exprimées par l'ouvrage déjà mentionné de Bremer sur les Professeurs de Droit et les Ecoles de Droit dans l'Empire romain.

Bremer ^ croit en effet pouvoir démontrer, d'abord, que Gaius, qui serait né à Troie, aurait été professeur à Beyrouth, parce que, parmi les villes dotées du ius Italicum, Gaius cite en première ligne ['AXs^âvBpeiaJ Tpwàç et en seconde Btjpjto;* ; argument dont la faiblesse n'échappera

1. Huvelin, loc. cit. (à qui j'emprunte ;<es termes mêmes), Jalkh, p. 13; Porter, p. 32, dit qu'Ulpien a probablement été instruit à Béryte ; Bouchier, p. 116, écrit qu'il y a des raisons de croire que plusieurs des plus fameux juristes de l'âge des Sévères, tels que Gaius ( ! ), Ulpien et Papinien, ont été professeurs à Béryte; Lammens, p. 4-6.

2. P. Krueger, o'p. cit., p. 225, n. 86 (trad. franc., p. 268, n. 3), en se référant au God. lust. 1, 9, 1 (213), constitution d'Antonin Caracalla adressée à un Cl. Tryphoninus, où il est question d'un legs fait à la communauté des Juifs d'Antioche, est moins affirmatif que les auteurs cités.

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