‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 10 sur 242 · LA DATE DE LA FONDATION · texte numérisé non relu

LA DATE DE LA FONDATION

à personne. — Bremer * fonde ensuite sur un argument du même ordre et tout aussi peu convaincant son idée qu'Ulpien, né à Tyr, aurait vécu k Beyrouth comme professeur, car, après Tyr, c'est Beyrouth qu'il donne en exemple d'une ville possédant le ius Italicum^. Ulpien, d'après Bremer \ aurait même étudié dans cette ville où il aurait appris le droit dans les Institutes de Gains, qui devaient servir de modèle à son liber singularis regu- Inrum. — Quant à Papinien, très vraisemblablement d'origine syrienne, plusieurs passages de son œuvre où il est question des provinces (entre autres de la Syrie) et de la cité d'Antioche suggèrent à Bremer * l'hypothèse que " peut-être » il s'adonna à l'enseignement à Beyrouth un certain temps. Le doute est, en eflet, permis. — Q. Cervidius Scaevola, jurisconsulte de culture hellénique, rapporte un casus supposant un transport de marchandises de la cité de Béryte dans la province de Syrie à Brindisi (Brentesium) ^; peut-être aurait-il été, lui aussi, professeur à Beyrouth, déclare Bremer^, à moins qu'il ne l'ait été à Césarée de Cappadoce. — Les raisons de Bremer^ ne sont pas plus décisives à l'égard de Marcien. Comme, dans un texte *, ce jurisconsulte donne l'énumération de marchandises orientales, Bremer songe à lui assigner Beyrouth pour résidence. — Enfin, Cl. Tryphoninus aurait été, suivant Bremer', professeur de droit et avocat à Beyrouth.

Page 1