‹ Études historiques sur les clercs de la BazocheChapitre 38 sur 44 · LA MI>ERE · texte numérisé non relu

LA MI>ERE

A si^avuir que le bien , la joye el le repos

Soccupt'ront jamais leurs misérables os ;

Mais que toujours le mal, la faim, la soif, la peine.

Le soucy, le chagrin, lametliime el la haine ,

Les suivra pas A pas , letlemenl que leurs corps

De relasche nauronl jusques i ce qu'Us soient morts.

Cestoit la le discours que tenoit ce Prophète ,

Et lequel maintenant nous voyons manifeste :

Car moy qui convié estois à ce festin ,

Entendant ce Docteur parler d'Aslrobulin ,

Encor que son discours fut en langue Hebr^que ,

J'oûy bien qu'il vouloit parler de la Pratique ,

Ce qui fit qu'aussi tost la parole je pris.

Et l'explication aux conviez j'appris ,

Par un pclît discours, eux, désireux d'apprendre,

Presterent tous l'oreille afin de mieux entendre ;

Doncques je commençay en ces termes et stil ,

Excusez-moy, Monsieur, si je poursuis le fil

De vos derniers propos , avec vostre licence ,

Je veux à ces Messieurs donner la connoissance

De ce secret divin , lequel facilement

On peut attribuer, selon mon jugement,

A tous Clercs, Officiers, Serviteurs de la Plume,

Et qui de chicaner ensuivent la çoustume.

Immédiatement aux Clercs des Procureurs ,

Que nous voyons sujets à tant de grands malheurs :

Soit des Sièges Royaux , Justices Subalternes ,

Des Officialilez ou des Cours Souveraines ,

Comme des Parlements et de toutes autres Cours,

Qui désirent sijavoir des affaires le cours :

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