‹ Études historiques sur les clercs de la BazocheChapitre 42 sur 44 · LA MISERE DES CLERCS DES P · texte numérisé non relu

LA MISERE DES CLERCS DES P

Comme ou entend nommer d'ordinaire les autres. \'oîla mon sentiment , Messieurs , dites-les vostres ; Car s'il falait leurs maux compter entièrement, Combien de pas perdus de^'ant faire sennent , Encore faudra-t-il désormais qu'il finance, L'n an ne sufliroit, ainsi comme je pense :

Lors mon discours finy chacun tout d'une voix, Après l'opinion receuë de deux ou trois Excellens Philosophes, hommes pleius de science, Qui de tout le présent avoient !a connoissance , Dirent ensemblement qu'il estoit bien jugé, Et le disner finy je pris de tous congé :

Puis estant retiré, je me mis à écrire La misère des Clercs , et le cruel martyre Que pendant leur service ils endurent toujours , Et l'avis des Docteurs compris en ce discours, l^^equel je mets au jour pour donner à counoistre Qu'un Valet ne peut pas commander & son Maistre.

LUDDS SAiSCTI NICHOLAl.

[>E PAPA SCOLASTICO.

D.g.ti.r.d.i.GOO'^IC

Hiiui'lirr d'Ari^lï , repruduisoiil la lëgciidi' Je «viiil .Vicalas dans ^e4 Wariflri hitloriqun, lome 3. prcmiùre partie, page 184. 1h (ait pi'écédtfl' d'uni' a4Sei luniiue ilis^icrtalion dont 110119 evlrayons Ir passade ^oivant :

Nous avons doni)^ à cette Itgeude le litre de Ludui satirli Mcliolaï, mystère de saint .Nicolas , jeu de saiDt ?Jicolas. Ccltr expression de iMdiu pour désigner une représenta lion était consaercc aui onitème et douzième siècles. On aurait pu encore l'appeler la Résurrection des Clercs , Sntcilalio Cterieoraai.

Jeu , mystère ou légende , celte pièce appartient au drame liturgique, sorte d'opéra religieux, qui se déclamait en chantant. Elle date de la première période du drame hiératique. Sa représentation se donnait dans les couvents et dans les églises. Etii- «e divise en plusieurs scènes bien distinctes ■■ l'arrivée des clercs, leur sommeil et leur mort violeiilp , le dialogue de saint Nirolv^ et des vieillards, et la résurrection des écoliers.

Nous ne donnons pas ta traduction de cette pièce . non plus que de la poésie d'Hitairr sur le Pape des Écoliers; leur latinité est tellement facile, qu'il suflit d'une lecture pour les comprendre.

LUDUH SANCÏI NIOHOLAI.

PRIMIIS CLERirUS.

Nos quos causa discendi litteras, Apud gentes transmisit cœteras, Dum sol adhuc extendit radium, Perquiramus nobis hospitium.

SECfNDUS CLERTCtS.

Jam sol equos tenei in littore , Quos ad pisces mergel sub equore , Nec est nota nobis hœc patria , Ei^o quseri debeni hospitia.

TEHTUIS CLERICUS.

Senem quemdam maturam moribus.

Hic habemus coram luminibus, Forsan nostris compulus precibus, Erit hospcs nobis hospitibus.

Simul omnes ad senem diainl :

Hospes care, quserendo studia, Hue reliclâ venimus patria ; Nobis ei^o prestes hospitium , Dum diirabil hoc noclis spatiuni.

llospiU'Iiir vos fnclor oiuniuni :

Nam non dnbo vobts hospitîuni ; Nam noc mea in hoc utîtilaï;, N'ec est ad hoc nec opportunitas.

(LËHICI \0 VETULAM.

Pcr te, cara, sil impetrabilc, Quod rogamus, cl si non utiii', Korsan propter hoc beneficiuni , \'obis Deus donabit puerum.

ML'LEEH AD SENEH.

Nu» hiK darc , cûnjux huspitiimi , Qui sic vnganl quœrendo sludiuiii ; Sola saltem compcllat charilua ; Nec fM damnuin , nec est ulilitas.

SENEX

Acquie&caiu luo consilio.

Et dignabor islo-s hospitio.

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