HYMNE A VISCHNOU
PAR DIRGHATAMAS.
« Je chante les splendeurs de Vischnou qui a crée les splendeurs terrestres, qui par ses trois pas a formé l’étendue céleste, Vischnou partout célébré.
« C’est pour sa force que je chante Vischnou, redoutable comme le lion, semant fa terreur sur ses pas, habitant la hauteur, Vischnou, dont les trois vastes pas embrassent tous les mondes.
« Que ma prière touche vivement ce généreux Vischnou qui habite la hauteur, et se trouve par-
tout célébré, qui, incomparable, a mesuré en trois pas cette large et longue demeure.
« Ses trois pas immortels sont marqués par de douces libations et d’heureuses offrandes, c’est Vischnou qui soutient trois choses, la terre, le ciel, tous les mondes.
« Puissé-je arriver à cette demeure de Vischnou, où vivent dans les plaisirs les hommes qui lui ont été dévoués]! Celui qui fait des libations en l'honneur de Vischnou aux larges pas devient son ami dans cette région supérieure.
« Nous souhaitons que vous alliez tous deux {les sacrificateurs) dans ce séjour où paissent des vaches légères aux cornes merveilleusement allongées. Là brille la demeure suprême de ce dieu libéral et partout célébré. »
* 4 + | Vischnou est considéré ici, comme l’émanation de la force créatrice, du grand Être chanté par Dirgha-
tamas dans la première hymne que nous avons donnée. Quand la trinité védique aux noms si mul-
tiples, se sera manifestée dans la période brahmanique, Vischnou deviendra la seconde personne de cette Trinité, Brahma-Vischnou-Siva, et sera considéré comme celui a engendré le monde du germe immortel déposé dans son sein par Brahma. Vischnou sera le principe mère.