‹ Études indianistes (volume 2)Chapitre 62 sur 134 · Donc c’est le type commun du parier indo-européen · texte numérisé non relu

Donc c’est le type commun du parier indo-européen

comme le grec moderne, en parlant du soleil qui se couche, dit nktoç Baorlee. Nous doutons du sens étymologique du nom d’Hécate, mais nous fcomprenons de suite Exaros et Exarr6olos. Nous hésitons à propos de Luwcina, mais nous acceptons immédiatement le latin Luna, qui est une simple contraction de Lucna.

« Ce qu’on appelle vulgairement la mythologie indoue est de peu d'usage pour ces sortes de comparaisons. Les histoires de Siva, de Vischnou, de Mahadéva, de Parvati, de Käli, de Crishna, etc., sont d’origine récente (relativement aux dieux védiques, ou plutôt ils sont des transformations brahmaniques des dieux védiques) propres à l’Inde et pleines de conceptions étranges et fantastiques. Cette mythologie récente des Pouranas (nous examinerons ce point en détail) et même des poëmes épiques, n'est d'aucun secours pour la mythologie comparée ; mais tout un monde de mythologie primitive, naturelle et intelligible, nous a été conservé dans les Védas. |

« La découverte de la mythologie des Védas a été à la mythologie comparée ce que la découverte du sanscrit a été à la grammaire comparée. Il n’y a heureusement aucun système de religion ou de mythologie dans les Védas. Les noms sont employés dans une hymne comme appellatifs, dans un autre

comme des noms de dieux. La nature des dieux est encore transparente, et leur conception première, dans beaucoup de cas, est clairement perceptible. Il n'y a aucune généalogie, aucun mariagé arrangé entre les dieux et les déesses. Le père est quelquefois le fils, le frère et le mari, et la divinité féminine qui dans une hymne est la mère, dans une autre est l'épouse. Les conceptions du poëte variaient, et avec elles changeait la nature des dieux. Nulle part l'immense distance qui sépare les anciens poëmes de l'Inde de la plus ancienne littérature de la Grèce, n'est plus vivement sensible que lorsque nous comparons les mythes des Védas, qui sont tous des mythes en voie de se faire, avec les mythes formés et vieillis sur lesquels est fondée la poésie d’Homère. La véritable théogonie des races aryennes (indoeuropéennes) est dans les Védas.

« La théogonie d’Hésiode n’est qu’une reproduction informe de l’idée primitive. Il faut lire les Védas pour savoir à quelle nature de conception, l’esprit humain, bien que doué de la conscience naturelle d’un pouvoir divin, est inévitablement amené par la force irrésistible du langage appliqué aux idées . Surnaturelleset abstraites. Pour fairecomprendreaux Indous qu’ils adorent de simples noms de phénomènes naturels graduellement obscurcis, puis personnifiés et déifiés, il faudrait encore recourir aux Védas.

- « C'était une erreur des premiers pères de l'Église de traiter les dieux païens de démons ou de mauvais esprits, et nous devons éviter de commettre la même méprise relativement aux dieux des Indous. Leurs dieux n’ont pas plus de droits à une existence substantielle qu’Eos ou Emera, que Nyx ou Apaté. Ce sont des masques sous acteurs, des créations de l’homme et non ses créateurs: ils sont nomina et non numina, des noms sans êtres, et non des êtres sans noms. »

Après cette exposition de principes, que nous ne voulons pas encore examiner, Max Muller étaye son système par l’explication d’un mythe védique, d’où il fait sortir le mythe grec de Daphné.

Nous continuons à citer :

__« Ahan en sanscrit est un des noms du jour ; or, aan est dit-on pour dahan, comme asru, larme, pour dasru, grec daxpu. Si nous devons admettre une perte accidentelle de ce d initial, ou bien si le d doit être plutôt considéré comme une lettre secondaire, introduite pour donner à la racine ak un caractère de détermination plus marqué, c’est là une question où nous n’ayons point à entrer pour le moment. En sanscrit, on trouve la racine dah, qui signifie brûler, et de cette racine on a bien pu former un

nom du jour, de la même manière que dyu jour est formé de dyu, être brillant. Nous n'avons pas à examiner ici, si le gothique daga, nom dag-s8, jour dérive de ce mot. Selon la règle établie par Grimm, daha en sanscrit devrait devenir en gothique faga et non daga. Cependant, il y a plusieurs racines ou l'aspiration affecte soit la première, soit la dernière lettre, soit toutes les deux. Ceci nous donnerait dhah comme un type secondaire de dah, et ferait ainsi disparaître l’apparente irrégularité du gothique daga. Bopp semble disposé à considérer daga et daha comme identiques à l’origine. Il est certain que la même racine qui a formé les noms teutoniques du jour, a aussi donné naissance au nom de l'aurore. En allemand nous disons der morgen tagt; en vieil anglais, jour se disait dawe; tandis que le verbe exprimant l'apparition de l’aurore, était en anglosaxon, dagian.

« Or dans les Védas, un des noms de l’aurore est ahana. Il ne s’y rencontre qu’une fois (R-V.1, cxxrir, 4.)

Griham, gribam, Ahanâ yâti akkha Divé, Divé adhi nâma dadhân4 Sisâsanti Dyotanâ sasvat 4 agât Agram, agram it bhagate vasünâm.

« Ahanâ (l’aurore) s'approche de chaque maison

Elle qui fait connaître chaque jour

Dyotana (l'aurore), l'active jeune fille revient toujours Elle jouit éternellement da fpremier de tous Jes biens.

« Nous avons déjà vu Flaurore dans diverses relations avec le soleil; mais nous ne l'avons pas encore vue comme l’amante du soleil fuyant devant son amour, et détruite par son étreinte. C'était là pourtant une expression très-familière dans le vieux langage mythologique des Aryens. L’aurore est morte dans les bras du soleil, l’aurore fuit devantle soleil, ou le soleil a brisé le char de l'aurore, étaient des expressions signifiant simplement, le soleil est levé, l'aurore a disparu. Dans un hymne des Védas célébrant les exploits d’Indra (R-V. 1v, xxx) la prinvipale divinité solaire des Védas, voici ce que nous lisons. |

« Voici encore une forte et mâle prouesse que tu as accomplie, Ô Indra : tu frappes la fille de Dyaus (laurore), une femme qu’il est difficile de vaincre.

« Oui, même la fille de Dyaus, la glorieuse, l’aurore, toi, Indra, grand héros, tu l’as mise en pièces.

« L’aurore se précipita à bas de son char brisé, craignant qu’Indra le taureau ne la frappât.

« Son char gisait là brisé en morceaux; quant à elle, elle s'enfuit bien loin. |

« Dans ce cas Indra traite bien cavalièrement la fille du ciel; mais dans d’autres, nous la voyons aimée par tous les dieux brillants du ciel, sans en excepter son propre père.

« En traduisant, ou plutôt en transcrivant lettre

par letire Daband, en grec, nous avons Daphné, et toute l’histoire de Daphné devient ainsi intelligible. Daphné est jeune et belle, Apollon l'aime ; elle fuit devant lui et meurt quand il l’embrasse avec ses brillants rayons, ou comme dit un autre poëte des Vedas (X,CLXXXIX).

« L’aurore s'approche de lui; elle expire dès que l’être puissant qui illumine le ciel commence à respirer. »

« Quiconque aime et comprend la nature comme les poëtes primitifs peut se figurer encore Daphné et Apollon, c’est-à-dire l'aurore, tremblant et se précipitant à travers le ciel, puis s’évanouissant à l’approche soudaine du brillant soleil.

« La métamorphose de Daphné en laurier, est une continuation du mythe toute particulière à la Grèce. Daphné, en grec, ne signifiait plus l’aurore, mais était devenu le nom du laurier. L'arbre Daphné fut donc consacré à l'amant de Daphné, et la fable voulut que Daphné elle-même fût changée en arbre, quand elle pria sa mère de la protéger contre la violence d’Apollon.

« Sans le secours des Védas le nom de Daphné et la légende qui y est attachée seraient restés inintelligibles; car le sanscrit moderne ne donne aucune clé de ce nom. Ceci prouve la valeur des Védas pour la mythologie comparée; une telle science avant la

découverte de ces livres ne pouvait être qu’un amas d’hypothèses sans principes fixes, ni bases solides.

« Pour montrer de combien de manières différentes la même idée peut être exprimée mythologiquement, je me suis borné au nom de l'aurore. L’aurore est réellement une des plus riches sources de la mythologie aryenne. Une autre classe de légendes personnifiant la lutte entre l’hiver et l'été, le retour du printeraps, le renouvellement de la nature n’est, dans la plupart des langues, qu’un reflet et une amplification d'histoires plus anciennes, racontant la lutte entre le jour et la nuit, le retour du matin et la renaissance du monde entier. Les histoires de héros solaires combattant au milieu de l'orage et du tonnerre contre les puissances de l’obscurité sont empruntées à la même source...

« Ainsi le lever du soleil était la révélation de la nature ; il éveillait dans l'esprit humain ce sentiment de dépendance, d’impuissance, d’espoir, de joie et de foi en des puissances supérieures, qui est la source de toute sagesse et l’origine de toute religion. Mais si le lever du soleil inspira les premières prières et appela les premières flammes du sacrifice, le coucher du soleil fut l’autre moment qui émut le plus le cœur de l’homme, qui remplit son âme d’une sorte de recueillement mélé de crainte. Les

ombres de la nuit approchent; le pouvoir irrésis- | 19

ae DE

tible du sommeil saisit l’homme au milieu de ses plaisirs, ses amis le quittent et dans sa solitude, ses pensées se tournent de nouveau vers les puissances d'en haut. Quand le jour disparaît, le poëte se lamente sur la mort prématurée de son brillant ami, il voit dans cette courte carrière l'image de sa propre vie. La place où le soleil couchant se retire dans l'occident lointain, se peint dans son esprit comme la demeure où ii ira après sa mort, où ses pères allèrent avant lui et où les hommes sages et pieux se réjouissent dans une nouvelle vie avec

,Yama et Varouna.

« Souvent, au contraire, il considérait le soleil, non comme un héros, dont la vie est courte, mais comme jeune, ne changeant pas, toujours semblable à lui-même, tandis que les hommes mortels passent, génération après génération. Et de là, par la simple force du contraste, la première révélation d'êtres qui ne vieillissent ni ne déclinent, d’immortel et d’immortalité. Alors le poëte suppliait le soleil immortel de revenir pour accorder au dormeur un nouveau matin. |

« Le dieu du jour devenait le dieu du temps, de la vie et de la mort. Quels sentiments le crépuscule du soir, le frère de l’aurore, renouvelant avec une 1ymière plus sombre les merveilles du matin, n’a-t-il pas dû éveiller chez le poëte rêveur? Combien de

poëmes dut-il avoir inspiré dans le langage vivant des anciens temps? Était-ce l’aurore qui venait encore embrasser une dernière fois celui qui le matin s'était séparé d'eile? Était-elle 14 déesse immortelle sans cesse revenant, tandis que lui, le mortel, le soleil, meurt chaque jour? Ou était-elle l’amante immortelle disant un dernier adieu à son immortel amant, brûlé pour ainsi dire sur le même bûcher qui devait la consumer, tandis De lui il s’éléverait au séjour des dieux.

« Supposons ces simples scènes exprimées dans le langage des temps anciens, et nous nous trouverons en présence d’une mythologie pleine de contradictions et d’inconséquences, le même être étant représenté comme mortel ou immortel, comme homme ou comme femme, selon que l’œil de l’homme changeait de point de vue et prêtait ses propres couleurs au jeu mystérieux de la nature. »

Voilà en quelques pages, le résumé complet des procédés de l’école de Max Muller. Et si l’on veut une forme plus concise encore, le professeur d'Oxford nous la donne en quelques mots :

« Les dieux des Indows n’ont aucun droit à une existence substantielle... ce sont des masques sans acteurs... des noms sans étres etnon des étres sans noms. »

En d'autres termes, et là est le point capital du mode d'interprétation de Max Muller, les primitifs Indous n’ont eu la conception d'aucune force divine à titre de personnalité, les poëtes védiques comme plus tard les mythologues de la Grèce, ont chanté les éléments, l'infini, l'espace, l’eau, la terre, la lumière, les vents, les nuages, les astres, l’aurore, le soleil, etc... à l’aide de métaphores brillantes, que l'on a eu le tort plus tard de prendre dans le sens propre. On est arrivé à des fictions divines, avec des formes poëtiques de langage que l’on ne comprenait plus, et qui n’avaient été au début que des noms sans étre, nomina et non numina..

Un pareil système ne peut soutenir l'examen scientifique, et tout le savoir de notre illustre adversaire ne saurait nous le faire admettre.

Que le lecteur se reporte aux hymnes que nous venons de donner, et qu'il nous dise, s’il est possible de croire que ces invocations au maître souverain, à Vischnou, à Agni, à Mitra, à Varouna, etc... se soient adressées à des métaphores, à des noms sans êtres, et si tous cés dieux auxquels s’adressaient les poëtes védiques, leur offrant le soma, les priant de les protéger, de leur accorder de nombreux troupeaux de vaches, n'avaient pas dans la pensée de leurs adorateurs, une existence personnelle et agissante. |

Est-il rien de plus, clair, de plus concluant que l’idée renfermée dans les strophes suivantes :

« J’appelle à notre secours, le Divin, le Grand habitant de l'air, Celui qui produit les eaux et les plantes, l'Illustre Maître des ondes qui dispense la pluie au moment convenable.

« L'Esprit Divin qui circule au ciel, on l’appelle Indra, Mitra, Varouna, Agni. Les sages donnent à l'Étre unique plus d'un nom...

« Le Seigneur maître de l’Univers, et rempli de sagesse, est entré en moi, faible et ignorant, et m'a formé de lui-méme, dans ce lieu où les esprits obtiennent avec la science, la jouissance paisible de ce fruit doux comme l’ambroisie.

* # % « Il est des étres, dit-on, qui viennent vers nous et s’en retournent ; des éfres qui s’en retournent et qui

reviennent, Ô Indra, Ô Soma, les mondes éthérés portent vos œuvres comme un char sou fardeau. »

Est-il possible de refuser à l’auteur de ces stances

une conception nette et définie de la force divine, de l’Étre unique, souverain maître et créateur de l'Univers. On pourra discuter éternellement sur le point de savoir si le Rig-Véda est monothéiste ou polythéiste, si après avoir admis cet étre unique auquel les sages donnent plus d’un nom, il ne considère les autres dieux que comme des manifestations inférieures de sa puissance, des mandataires en un mot: mais on ne fera jamais admettre que toutes les divinités du Rig-Véda n’ont été dans l'esprit de ceux qui les ont créés que des noms sans êtres, moins que des fictions, de pures métaphores.

Que les poëtes védiques aient chanté les éléments, cela ne saurait faire l'ombre d’un doute, maisils ne les ont chantés que comme les manifestations extérieures de la puissance de cet Étre unique, auquel les sages donnent plus d’un nom. Il serait par trop singulier de croire que les Indous adressaient leurs prières, leurs vœux à des noms sans étres. Pen de système conduit à l’absurdité.

Lorsque notre adversaire soutient que les Indous adorent de simples noms de phénomènes naturels, sous lesquels ne se cachent aucune personnalité; quand du fond de son cabinet, à l’aide de l’exégèse de la nouvelle école dont il est le chef, il condamne des millions d'hommes à s’agenouiller devant de pures métaphores poëtiques; lorsqu'il soutient que les

dieux indous n'ont pas été créés par la fiction religieuse, mais par des altérations de mots, par des maladies du langage suivant sa propre expression, il n'est ni historien, ni psychologiste, et prête au cerveau humain une de ces grosses réveries allemandes, auxquelles arrivent les gens des bords du Rhin, par la séquestration de leur intelligence, qui se porte vers tout ce qui est étrange, mystique, incompris, et la facilité avec laquelle ils poussent jusque dans ses derniers retranchements, un raisonnement dont les prémisses les ont séduits.

Quand nous regardons de près ces étranges théories et que nous lisons le Rig-Véda, nous nous demandons comment on peut les baser sur ce livre sacré, qui n’est qu’un long chant à la Divinité.

Cent textes semblables à celui-ci pourraient en être extraits. |

« Toujours Un, quoique ayant trois formes à la double nature, il s'élève! Et les prêtres offrent au Dieu dans l'acte du sacrifice leurs prières qui arrivent aux cieux portées par Agni. »

Ainsi ce Dieu Un quoique ayant trois formes, possède des prêtres, des autels, on lui offre des sacrifices, et d’après Max Muller,

Les autels auraient été élevés à une métaphore!

Les prêtres adoreraient une métaphore!

Les sacrifices seraient offerts à une métaphorel

Et les Germains accusent les Français de légèreté scientifique, parce que ces derniers, dans leur amour des choses du bon sens, refusent de s’incliner devant ces élucubrations lourdes et pédantesques. Nous aurions tort de trop insister. Un pareilsystème, qui détruit l’idée au profit du mot, qui explique l’histoire des transformations religieuses et des mythes, par des racines et des étymologies, est condamné à priori à l’impuissance, ce n’est pas avec des tours de force linguistiques que l’on peut faire l’histoire de la pensée humaine.

Nous ayons d'autant plus de raison de refuser toute importance scientifique à ce système, que son auteur lui-même, le bat en brèche sans s’en apercevoir, dans les lignes suivantes :

« Quand le jour disparaît, le poëte se lamente sur la mort prématurée de son brillant ami, et il voit dans cette courte carrière l’image de sa propre vie. La place où le soleil couchant se retire dans l'occident lointain se présente à son esprit comme la demeure où lui-même ira après sa mort, ou ses pères allèrent avant lui, et où les hommes sages et pieux se réjouissent dans une nouvelle vie avec Yama et Varouna. »

Max Muller ne voit pas qu'avec cette simple phrase il ruine de ses propres mains toutes ses théories.

Il vient de soutenir que les Indous adoraient de simples noms de phénomènes naturels, sans personnalité, que leurs dieux éfatent des masques sans acteurs, des noms sans êtres, nomina et non numina, et le voilà maintenant qui leur concède la notion de l’immortalité de l’âme, et la croyance au céleste séjour « où les ancêtres sont allés avant eux, et où des hommes sages se réjouissent dans une nouvelle vie avec Yama et Varouna. »

Nous serions bien tenté de demander au professeur d'Oxford, si cette vie nouvelle où se réjouissent les hommes sages n’est qu'une métaphore sans réalité, si ces ancêtres qui sont déjà parvenus au séjour céleste, ne sont que des excroissances linguistiques, et si Varouna et Yama, les dieux des sphères célestes, ne sont que des maladies du langage, qui s’expliquent par des altérations de radicaux ?... mais il est inutile d'éterniser un débat désormais sans objet.

L'histoire, la philosophie, la fable religieuse, l’archéologie, l'astronomie et la philologie, prises’ chacunes isolément, sont impuissantes à expliquer les mythes qui encombrent le berceau de l’humanité ; tel mythe en effet appartient à la conception pure-

ment religieuse, tel autre a une origine astronomique; il en est qui se dégagent de la légende, d’autres de l’histoire, ce n’est donc que par l'accord de toutes ces sciences, que l’on pourra arriver à la véritable interprétation mythologique.

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