‹ Études indianistesChapitre 121 sur 122 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

DB Là. UàJBGSB !■• ÉMNmÂTUmB A. TfiATBBB UB MOKDB.

Je m'arrête au bouddhisme qui fat la dernière réyolutkm religieuBâ que Tlnde ait eu à supporter, la dernière qui sa soit terminée par des luttas gigantesques, et des émigrations en masse des peuplas vaincus, à la recherebe de contrées où la T^ngeanoe brahmanique ne pût les atteindra.

Zoroastre (Souryastara, en samscrit, qui répand le «tilte du soleil), ce brahme transfuge des pagodes, qui {t'en fut en Perse fonder le magisme sur le modèle du brs^manisme» appartient à l'iiistoire moderne de Tlnde, qui comfmence quatre mille ans environ avant notre ère, après la chute du bouddhisme, avec Vivaswala* premier roi de la dynastie Sourya-Yansa. A ce litre, je n'ai pas à m'en occuper ici; sa réforme religieuse circonscrite à la Perse, n'entraîna du reste aucune émigration, et fut sans influence sur la colonisation du monde. Je n'ai pas la prétention de fixer d'une manière déûnitive^ les datas de tous les grands faits si précieux pour l'histoire de rhumanité que je viens d'étudier; la chronologie brahmanique qui, de l'avis de tous les savants qui ont vu de prés, M. Halled entre autres, est d'une Ihcoih testable authenticité, est tout entière à extraire 4es livres historiques et astronomiques; en d'autres termes, eomme l'Europe n'a pas de faits historiques à présenter au contrôle, puisqu'elle n'existait pas encore à ces époques reculées, il faut traduire avec l'appui des brahmes, tous les manuscrits de l'époque primitive, et étudier la chronologie par Thistoire et l'astronomie, si l'on veut établir, au point de vue de nos divisions modernes, une chronologie des temps brahmani-

l'imdb brahmanique et moyale. SH

. ques. Les forces d'un seul homme naflauraient suffire à un f pareil travail 1...

Je puis cependant répondre fue la teianet, «i i^étAblisMuit

( le passé chronologique de l'Inde, s'éloignent peu des 4«tes

. que sovB l'autorité des pundits de Ghélamhrani, j'id mbI-

gnées aux révolutions sacerdotales les plus importantes,

ainsi qu'aux grandes émigratioBS pfff^s de tôt» les points

de Vlndoustan, pour coloniser le monde ;J*ai ramené ces

dates à notre année solaire, et à notre siècle de cent années.

Il n'est pas sans intérêt, je le crois, de grouper dans un

tahleau ûoal, ces dates et ces faits.

Hoinioatkm du l>rabmatiDa Yatl-Richi 13,300 ans av. notre ère.

(Fixée par un zodiaque.) Révolte des chefs aryas contre i'antorité

brahmanique, prise d'Asgartha, capitale des

brahmes. — Viswamitra, premier roi de

l'Inde 10,000 aai av. notre ère.

(Fixée par un lodiaqne.) Révolte des xcbatrias, contre far taxcha tria

Praticblba. <— Ils appellent à lear secours

les montagnards de THymalaya, qoi pour

la première fois mettent les pieds dans les

plaines fertiles de Tlnde. — Le brahme ?»-

racourama, fait rentrer les révoltés dans le

devoir, environ 8,000 ans av. notre ère.

(La légende en fait une incarnation du Dieu

Yiscbnou.)

Mse de Lanka {Ctj\m\ par Rami, élevé m xang d'incarnation • 7^500 au ar« aetnèra.

^Flzée par nniodiaf uaO RéTolte de Manon-Vena contre l'autorité dee

brabmes; battu par ces derniers, il s*enfait

à travers la Perse avec ses compagnons, et

va coloniser l'Egypte, environ 7,000 ans av. notre ère.

(Cest le «oenjer législaieur dont r£gypte a

gardé le souvenir sous ie juua de llanèe.)

Invasion des plaines de l'indousian, par les montagnards de l'Hymalaya, sous la con-

Juite d'Iodah et de Skandnh. — DestrnctloD d'Asgartha, U ville Ja soleil.— Victoire d'Agastya. — loda| et Skandah chassés de rinde, vont eoloDi|''r la Slayie et U Scandinavie 8,000 âM tv. notre ôre.

Révolte d'Hara-Kala, filf <* ,jtr« t; vaincu il

va coloniser la Perse ^ ..^. -; «âure 5,000 ans av. notre ère.

(Cest rilercule des Grecs.)

Naissance de Chrîstna, le rédemptenr Inlon. 4,800 ans av. notre ère.

Monde Christna 4,760 ans av. notre ère.

(Fixée par un zodiaque).) (C'est par la date de la mort do rédempteur,

qui est fixée par un zodiaque, que l'on a pu

fixer sa naissance.)

Révolution boudJhiste.<~ Prlthoa fonde la dynastie Soma-Vansa 4,620 ans av. notre ère.

(Fixée par un zodiaque.)

Colonisation du Tbibet, de la Chine, du Japon, de la Corée, de lava-Bomeo, des îles de la Sonde, et probablement des lies océaniennes qui parlent le mahori 4,600 ans av. notre ère.

Vivaswata fonde la dynastie Sourya-Vansa.. 4,000 ans av. notre ère.

i II est des gens qui souriront d'incrédulité au fond de leur cabinet, en lisant ces dates qui n'appartiennent pas à la chronologie biblique. Ceux qui pensent/ et qui s'éclairent par la linguistique, et les études anthropologiques les admettront, comme ces jalons que les hardis pionniers d'Amérique plaçaient pour se reconnaître, dans les contrées déserte»

1. Quelques-unes des dates données dans ce volume présentent quelques différences avec celles qu'on peut rencontrer dans la BibU dam VInde, sur les mêmes faits. Les dates actuelles, résultats do recherches plus approfondies, ont été contrôlées au Livre des Zodiaques historiques, do la pagoJe de Vilknoor.

l'ixde brahmvnique et ROYALB. d5i

qa'ils parcouraient. Et ils désireront qu'une science plus (iérieuse du samscrit, et une étude plus approfondie des civilisations antiques, faite aux lieux r émes où ces civilisations se sont produites, puissent permettre de reconstituer avant peu rhisloire du berceau de la plupart des races humaines. ;

L'AN 4,000 AVANT NOTRB ËRE.

C'est à dessin que Je termine ici ce livre, et que dans cette revue rapide des premiers âges, je ne franchis pas le seuil de l'époque que les Indous regardent comme appartenant à leur kistoire moderne.

Nom $<mm$$ en Vm quatre mUU avant notre ir$ :

Toutes les grandes révolutions de l'Inde se sont accom* plies.

Mano^Vena a colonisé l'Egypte ;

lodah^ êtSkandah, le nord de l'Europe; leurs tribus s'avan-* cent peu à peu à travers là Scandinavie, la Germanie et la Gaule ;

HarchKala, la Perse et l'Asie Mineure; ses descendants envahiront bientôt la Grèce et l'Italie;

Bouddha a courbé sous sa loi le Thibet, la Chine, le Japon; •es compagnons vont s'égarer à travers les lies de la Sonde; à leur suite le saniscrit va pénétrer jusque dans les lies les plus reculées de l'Océanie.

La grande dynastie Soma-Yansa, dont les princes ont réuni l'Inde entière sous leur sceptre, s'est éteinte.

La dynastie Sourya-Yansa commence, et cependant, non* seulement Mdi$e n'est pas né, mais d'après la Bible que ce législateur écrirsi deux miUe ans plus tard . Dieu n'aurait même pas encore erèè U monde! Le Christ ne naîtra que dans 4,000 ans.

Yoilà recueil où viennent se briser toutes les impostures sacerdotales.

Que deviennent, au point de vue de l'histoire, les révélations mosaïque et chrétienne inadmissibles déjà au point de vue de la raison.

Erreurs ou vérités, quelles nouveautés ont révélé au monde, ces prétendues révélations aux époques modernes où elles se sont

l'iNDB BEAHHAMIQnB ST ROTALB. 355

produites. Unité de Dieu dans latciaité, Zaos eila irimourti que MolM n'a pas ooonns, création de l'univers, réTolte d'une partie des anges (devas) on auxiliaires que Dieu s'était donné, le diable et l'enfer» la légende d'Adhima et dlléva, la promesse d'un rédempteur, toutes les légendes cosmiques^ toutes las croyances fondamentales que le cathoUmsme et le christianisme, d^nis quelques siècles seulement, reyendiquent comme leur ayant été révélées par la divinité» forment depiiûs quinze à vingt mille ans, la base de la religion des brahmes.

Gomme iastilutionst cérémonies et sacrements : baptême par l'eau des Aeuves d'abord et l'eau lustrale ensuite, communion, conftrmaiion, confession, ordination par l'huile consacrée^ soutane, ceinture et tonsure dee prêtres, chapelets, scapulaires, ordres divers, moines mendiants, érigeant l'aumône et l'oisiveté en vertu, tout, jusqu'à l'usage de l'encens et de la myrrbe, a été calqué sur les institutions brahmaniques, parleaapbireseilsa successeurs de Jésus, qui avaient puisé dans les écoles d'Alexandrie, et dana tout l'Orient, à l'immenae source de cette science antique, que les sages et les prudents de la Grèce et de Rama avaient également consultée pour donner des lois L leur pays.

£n face de ces copies serviles^et du silence gardé unanimement pair tous les historiens de l'époque sur un sujet qui eut dû les tenter, que devient l'incarnation du Christ ?

Elle n'est plus qu'une pâle copie de rincarnation du Ghristna indou, mise au jour plus de deux siècles après la mort de celui quA Rome veut faire passer pour le ûla de Dieu.

L'attUquitèdela lé|^ndede Ghristna ou Khristna, le rédempteur promis par Prahma à Hèva, est incontestable; toute la rdigion brahmanique roule sur la théorie de Tincarnatkm, c*esl^-dke sur la croyance que Di al vient se maniiKler aux hommes d'une mcnière visible, k certaine» grandes époques de lliuixMiQité. La vierge mère, Devanaguy, et son fils, le massacre des innocents ordonné par le tyran Eansa, les principaux exploits de Ghristna sont représentés par la sculpture sur les murailled des vieilles pagodes en

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ruines, et coasigaôs dans les ouvrages frainscriU, les plus inattaquables comme autorité. Toute une civilisation, toute une époque qui a eu dans l'Inde ancienne sa pliysionomie particulière» de laquelle est sortie la philosopliie khristnéene ou spiritualiste, est basée sur cette incarnation.

Les traditions poétiques les plus anciennes, les légendes, les épopées héroïques, chantent le dieu incarné pour sauver rhumanité, et alors que tout dans 1 Inde, plus de quatre mille ans avant notre ère, parle de la vie, de la gloire, des exploits de Chrisina?

En plein siècle d'Auguste, les historiens se taisent, font la conspiration du silence sur le Christ, les morts qu'il ressuscite, les miracles qu'il accomplit» devant la fouie immense qui le suivait, ne le peuvent sauver de l'oubli de ses contem* porains; pendant deux siècles, il est aussi inconnu du monde entier, que l'odieux massacre gratuitement prêté à Hérode^ et il faut pour révéler sa vie et sa mort, la mise au jour de l'œuvre des quatre évangélistes, à une époque où il n'y avait plus de contradicteurs possibles.

U est indéniable que les habiles fondateurs du christianisme, en s'assimilant tout le passé brahmanique, en s'appropriattt toutes les doctrines el toutes les croyances trinitaires et christnéennes de l'Inde, couronnèrent^ le tout par la rénovation du mystère de l'incarnation de lezeus Chrisina.

Zens en samserit signifie Dieu.

taeus en samecrlt signifie issu de Diêu^ fiU de Diêu.

El Ghristna ou Khristna, dans la même langue, signifie sacré^.

Pourrait-on admettre un instant la venue, à cinq mille

' I» Qaelquot criiiqoei da !• BibU âmu ftndê m'ont reproché d'écrire Cbristna sa lits de Khristna, poor rendre ditent-tls U retiembUnce plus frtppama avec le iBOt Obrist lU onblieot qae les laagoes oricaules parlicalièrement le grec et le samscrit neposaèdent point les deux lettres eh qai sont d'invention moderne pour rendre le k aspiré des anciens. On peai écrire Chrisl on Ebrist, le radical est le même en samicrit et en grec, Chris. Que Ton rende Taspiratien par eh, o« kb, c'est une affaire d*é* «ritnre moderne et de coBveDtlo&.

l'iNDE URAHMANIQUa £T ROYALE. 357

ans dedistaacel'uQ de l'autre, de deux hommes naissant dans des circonstances identiques, portant le même noip, accomplissant les mômes actes, persécutés de la môme manière, prêchant la môme doctrine et mourant tous deux victimes de la haine des prôtres?...

Ëh bien, à moins d'admettre cela, ou ce qui serait au moins aussi absurde, de détruire le passé de l'Inde, la religion des brahmes, le samscrit... on est forcé de dire et de croire que Jésus-Christ n'est qu'une figure rajeunie, pour les besoins de la foi nouvelle, du rédempteur indou lezeus Christna!

Toutes les incarnations, tous les ^Is de Dieu ne sont que des inventions du despotisme sacerdotal.

La révélation mosaïque et chrétienne ne peut se tenir debout au contact de la philologie et de l'histoire des anciennes civilisations de l'extrôme Orient. Et les sciences anthropologiques, en découvrant Thomme dans les terrains de formation tertiaire, ce qui lui donne une antiquité de quelques millions d'années sur la terre, achèvent de mettre à néant les inventions surannées du lévitisme.

Si les contemporains de la réforme chrétienne n'ont connu ni Jésus ni se i miracles apocryphes, en revanche, à la première parole tombée des lèvres des apôtres, tous les savants do l'Orient, l'École d'Alexandrio, les Gnostiques^ Dosithée, Simon, Gérintho, Alexandre le Samaritain, Philon le Juif et leurs disciples se levèrent pour leur dire :

— « Votre récélation n'est qu'une rénovalion imparfaite et tronquée des mystères de l'Asie. »

C'est ce qu'a voulu prouver ce livre qui est Thistoire de ces myslèros.

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