CHAPITRE in
LES PÀBIAS D^éGTPTE BT MOÎSB
Nous voici arrivés au point capital de notre œuvre ; sur ce terrain brûlant, où nous allons courageusement attaquer toutes les superstitions, toutes les absurdités que le judaïsme a léguées à nos sociétés modernes, nous apporterons an esprit de critique impartial et ferme, dégagé de tous systèmes et de toute croyance imposée^et n*ajant de respect que pour la vérité.
Les choses dont nous repousserons les impossibilités dans le présent, nous en repousserons les impossibilités dans le passé.
Toutes les fois que le merveilleux sera en lutte avec la raison, nous lui demanderons ses preuves, au môme titre que ses partisans les exigent eux-mêmes de la raison.
Quand nous rencontrerons l'absurde, nous lui dirons limplement : Tu es absurde, et nous passerons.
L'homme n'a changé ni dans sa forme corporelle, ni dans •es facultés, et s'il admet comme vrai dans les temps an* ciens et fabuleux ce qui le ferait sourire de pitié aujourd'hui, c'est qu'il n'a pas le courage d'une opinion franche mi raisonnée, et qu'il ne sait se défaire du bagage de fables
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dont OD B*est plu à lui obscurcir rintelligence dés le ber^ eeau.
Nous comprenons parfaitement pourquoi les intoîérancos modernes se réunissent pour lancer toutes leurs foudro sur la raison, et anathématiser ou excommunier ses conquêtes. C'est que du jour où le libre arbitre deviendrait la seule loi reconnue par toutes les consciences, leur règne finirait par Timpossibilité où elles se trouveraient d'expliquer les contes, les légendes et les pratiques mystérieuses qui font leur force.
Les peuples modernes qui sont devenus colonisateurs ne se sont pas, sur la terre nouvelle à laquelle ils venaient apporter la force et la vie, entourés de fables ridicules. Nul homme ne s'est levé pour leur dire : — Je suis un envoyé de Dieu, et je viens vous apporter la parole qui m'a été révélée.
Allez donc demander aux Australiens et à la libre Amérique comment ils eussent reçu Boudba ou Manou, Zoroastrp ou Moïse.
Si c'est grâce au développement de l'intelligence et du libre examen que de pareils faits n'ont pu se produire chez ces peuples nouveaux, ne sommes-nous pas en droit de dire que c'est grâce à l'ignorance des masses , à l'esclavage et aux divisions de caste, qu'ils ont pu se produire chez les peuples anciens?
Cette vérité est tellement vulgaire qu'on sent en l'avan* çant qu*elle n'a pas besoin de preuves.
Puissent nos frères qui sont allés par-delà l'Océan, sur une terre vierge de toutes les obscurités du passé, de tout despotisme sacerdotal, nous aider par leur exemple à affranchir bientôt l'autorité civile de l'influence religieuse, et cela dans toutes les constitutions de l'Europe.
Le progrès ne peut être qu'à ce prix, et il est impossible de rêver encore une alliance qui n*a su, jusqa*à oe jour.