‹ Études indianistesChapitre 49 sur 122 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

OBRISTNA ET LES DEUX PIEUSES FEMMES NICHDALI ET 6ABASVATÎ

Cbristna se promenait aux environs de Madura avec ses disciples, suivi d'une grande foule de peuple avide de le contempler. Et on disait de tous côtés : « Yoilà celui qui nous a délivré du tyran qui nous opprimait, »» faisant ainsi allusion à Eansa, qui avait porté la peine de ses crimes, et que Christna avaic chassé de Madura.

Et on disait encore : « Yoilà celui qui ressuscite les morts, guérit les sourds, les boiteux et les aveugles. »

Lorsque deux femmes de la plus basse extraction, s* approchant de Christna et lui ayant versé sur la tète des parfums qu'elles avaient apportés dans un petit vase de cuivre, elles l'adorèrent.

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Et comme le peuple murmurait de lear haidiesse, Christna leur dit avec bonté :

— Femmes, j'accepte votre sacrifice; le peu qui esf [donné par le cœur vaut plus que toutes les richesses ofTerteg Jçar ostentation. Que voulez- vous de moi ?

^ — Seigneur, lui répondirent-elles, les fronts de noa époux sont soucieux, le bonheur a fui de nos maisons, car Dieu nous a refusé la joie d'être mères.

Et Christna, les ajant relevées, car elles s'étaient mises à genoux et elles embrassaient ses pieds.

Il leur dit :

— Votre demande sera exaucée, car vous avez cru en moi, et la joie rentrera dans vos maisons.

A quelque temps de là, ces deux femmes, nommées Nichdali et Sarasvati, accouchèrent chacune d*un fils, et ces deux enfants devinrent plus tard de saints personnages, que les Indous vénèrent encoro aujourd'hui sous les noms de Soudâma et dd Soudàsa*

(Bagaveda Gita.)

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