DB8 SACREMENTS
Pufijlcation des nouveau-nis par Veau.
Dans les trois jours de sa naissance, l'enfant doit être ondoyé, c'est-à-dire purifié par l'eau sacrée du Gange, et quand l'éloignement empêche de s'en procurer, par Teau lustrale, qui a été consacrée par le hrahme dans la pagode.
Cette coutume religieuse est fort ancienne dans Tlnde ; elle date de Tépoque védique, et Christna Ta consacrée en allant lui-même avant de mourir se plonger dans les eaux du Gange; elle est encore en honneur chez les Indous, qui ne manquent point de l'observer avec toutes les cérémonieafdu rite ancien.
Les livres sacrés de l'Inde disent hautement que cette eau, répandue sur l'enfant, a pour hut de le laver de la souillure originelle.
Quoi qu'il en soit, et que l'on considère ceci comme une simple ablution, cette formalité est imposée par la religion, et c'est le brahme qui l'accomplit; cela nous suffi/ pour la ranger parmi les sacrements.
Au surplus, cette coutume religieuse n'est pas isolée, e| Teau lustrale qui a purifié l'enfant continue à le purifier chaque fois qu'il en use pendant le cours de son existence. C'est de là, on n'en saurait douter, ce système d'ablutions qui a été adopté par toutes les religions orientales.
De la confirmation.
Bornons-nous sur ce sujet, et sans aucune réflexion, à eiter deux textes : l'un des Yédas et l'autre de Manoo.
Atharra Véda (livre des préceptes) :
M Quiconque, avant Tâge de seize ans, n^a point fait confirmer dans le temple sa purification par Tonction de Thuile sacrée, l'investiture sanctifiée et la prière de la Sâvitri. doit être chassé du milieu du peuple comme un comtempteur de la parole divine. »
Malgré la division du peuple en castes et le pervertissement des anciennes doctrines, les brahmes conservèrent ce sacrement et retendirent à toutes les classes, hors celles des soudras ou prolétaires, des esclaves et des parias.
Le Manou, abrégé et transformé dans leur intérêt, s*exprime ainsi :