CHAPITRE XX
OiBfllONIES BT SAOBBMBMTd DB LANOIB^ CULTB BEAHMANIQUB
Dans les religions anciennes, comme dans les modernes, te culte revêt deux formes.
Par la première, sous le nom de cérémonies et sacri« fiées, il envoie à la divinité les prières et les vœux des mortels.
Par la seconde, sous le nom de sacrements, il impose aux fidèles certains actes, certaines expiations ou purifications; il règle, en un mot, leur vie spirituelle, leurs rapports avec Dieu.
Nous allons voir quels furent les sacrifices et les sacremonts institués par les successeurs de Christ na dans la piimitive Église brahmanique.
Sacrifice du Sarvameda.
Dans la première partie de cet ouvrage^ nous avons écrit ceci :
Brahma est considéré par les Yédas comme s'étant sacrifié pour la création. Non-seulement Dieu s'est incarné et a souffert pour nous régénérer et nous ramener à notr-^ source divine, mais il s*est même immolé pour nous donner Texistence, « sublime idée que Ton trouve exprimée, dit M. de Humboldt, dans tous les livres sacrés de l'antiquité. »
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De là, disent les livres saints :
« Brahma est tout à la fois le sacrificateur et la Tictime, de sorte que le prêtre qui officie tous les matins aux céré* monies du Sarvameda, sacrifice universel symbolique de la création, en présentant son offrande à Dieu, s'identifie nu sacrificateur divin , qui est Brahma ; ou plutôt c'est Brahma, victime dans son fils Christna, qui est venu mourir sur la terre pour nous sauver, qui accomplit luimême le sacrifice solennel. »
Ainsi le prêtre à Vautel, dans ce sacrifice du Sarvameda, présente à Dieu son ofi'rande et ses prières en Thonneur de la création et de Tincarnation de Christna.
Nous retrouverons plus tard Tidée catholique appliquant le même sens symbolique au sacrifice de la messe.
Cette cérémonie est la plus importante de toutes dans la religion brahmanique : le prêtre ne peut y procéder chaque matin qu'après un examen complet de toutes ses fautes et 8*être purifié suivant le mode prescrit. Les autres ne sont que des sacrifices secondaires, tantôt en Thonneur '^e saints personnages parvenus au séjour de la béatitude, tantôt pour attirer la protection de Dieu sur les moissons Jt'îs fruits.
Les matières des sacrifices sont : Thuile consacrée, Teau ustrale, l'encens et un certain nombre d'autres parfunis, |ui sont brûlés à l'autel sur des trépieds d'or. L'offrande se compose d'une galette de liz, arrosée de beurre clarifié, que le brahme (prêtre) doit manger après Tavoir offert à Dieu et sanctifié par ses prières.
Plus tard , lorsque le brahmanisme réserva les pures doctrines, et ces simples cérémonies pour les adeptes et les initiés, et après les divisions du peuple en castes, le culte vulgaire adopta les sacrifices d'animaux, et ces derniers, après leur consécration, étaient partagés entre les assistants, que cette nourriture purifiait des souillures légères et involontaires.
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G*e8t cette seconde époque qui a inspiré TÉgypte et le culte de Moïse.
Nous nous sommes suffisamment étendu sur toutes ces choses pour 0*7 point revenir.