QUATRIÈME PARTIE
ORIGINES INBOUES DE L'IDÉE CHRÊTIENNB
Si Je oroyaii à la religion catboliqn^ je oommenoerak par me faire jnit et, étant juif, je ne tarderait pat { adopter le brahmanisme.
AD LECTEUB
lies religions imposent leurs dogmes, courbent les conssciences sons leurs lois, enlôrent à leurs adeptes la libre discussion et le jugement, et c'est au nom de Dieu qu'elles proscrivent toute pensée qu'elles n'ont point contrôlé^ toute liberté, hors celle de s'incliner et de croire.
Au nom de Dieu également, la raison pose d'autres prin<^ cipes : liberté de Tindividu dans sa pensée et dans ses actes, progrès de l'humanité dans la yoie du juste et du bien par la discussion et l'examen, qui, seuls, peuvent débarrasser l'avenir des superstitions et des entraves du passé.
Les sciences physiques ont erré, tant qu'elles se sont traînées à la remorque d'un axiome imposé par l'idée religieuse. Les sciences morales n'auront pas d'autres destinées tant qu'elles ne se dégageront pas du mjstère et de la révélation.
Repoussons le mystère et la révélation comme indignes de Dieu, de sa sagesse, de son inânie puissance, et forts des vérités immortelles qu'il a déposées en nous, ne craignons point d'engager la lutte qui doit nous conduire au règne de la pure raison.
Nous aurons dégagé alors TÉire suprême et son culte de
toutes les faiblesses, de toutes les misères de Timperfeetior bumaine, auxquelles Tbomme s'est plu aies mêler depuii
âîx mille ans et plus
Tel est le but que doit se proposer tout homme iiitelli«t gent et libr*.