CHAPITRE Xn
UNS (XUTBB DU itaVinSUB DANS L*IMDS*
Les FéTérends pères Jésaites, FraDcîscains, des Mit» sions étrangères et autres corporations s^unrssent dans un touchant accord, dans l'Inde, pour accomplir une œuvre de vandalisnie qu'il est bon de signaler au monde savant et aux orientalistes.
Tout manuscrit, tout ouvrage sanscrit qui leur tombe entre les mains est immédiatement exécuté et passé par les flammes. Inutile de dire que le choix de ces messieurs porte de préférence sur ceux qui remontent à la plus haute antiquité, et dont l'authenticité peut paraître incontes-» table.
Dans quel but cet acte d'intolérance et d'ineptie?
Est-ce pour préserver les rares chrétiens de l'Inde de 1& lecture de ces ouvrages ?
Nonl J'affirme que pas un de leurs adeptes, qui tous sortent des castes les plus infimes, n'est en état de comprendre la vieille langue sacrée de l'Inde, qui n'est aujourd'hui étudiée que par les brahmes savants.
Eh bieni alors, la réponse qu'on ne nous fera pas est bien simple, et la voici :
On détruit le livre parce qu'on le craint et pour n'avoir ' pas à le combattre plus tard I
0ht ils savent parfaitement, ^et les Jésuites surtout, là. valeur des œuvres qu'ils détruisent. Chaque nouvel arrivant reçoit l'ordre formel d'agir ainsi pour tout ce qui
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pourra lui tomber sous la main. Heureusement que lea brahmes ne leur ouTrent point les dépôts secrets de leurs immenses richesses littéraires, philosophiques et religieuses.
Cette manie de destruction a porté ses fruits, et il est très-difflcilOy à moins d*une intimité extittordinaire, de se faire communiquer par un brahme les ouvrages sacrés de la pagode.
Le prêtre indou, qui connaît son influence sur les masses, |ui est obéi sur un signe par le grand comme par le petit» ne peut pas s'imaginer que le prêtre catholique n*a pas le même pouvoir sur ses compatriotes.
— Que voulez-vous faire de ce livre? répond-il ordinairement, il n'est pas écrit pour votre nation, et vous ne me le demandez sans doute que pour le porter à la Mission.
Et de là vient que la Société asiatique de Calcutta n'a pas encore pu recueillir en entier les Yédas , et qu'elle n*est pas bien sûre des copies qu*elle possède, et dans leAquelles de nombreuses interpolations faites à plaisir ont été découvertes.
Que voulez-vous? voilà deux siècles que cette destruction •tupide et barbare dura, et les Indous sont pajés pour être défiants.
Yojons, nos bons pères, que prétendez-vous donc en brûlant la pensée, maintenant que vous ne pouvez plut brûler le corps?
Étouffer la lumièis?
Ella se fera jdur malgré vous, sojez-en bien convainaus» maigre vos œuvres ténébreuse! et inavouables*
SM Lk BIBLB PAM8 L'ZNDS
CHAPITBB XIII
UN TBXTB DB MANOV
m De même qae le dernier soldat d*une armée peui quelquefois d'une flèche embrasée détruire la plus solids forteresse de Tennemi, de même l'homme le plus faible , quand il se fait le champion courageux de la vérité, peut renverser les plus solides remparts de la superstition at os l'erreur. •
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