ftSB FUS DI DIBU
AViriTA.
Lfbnr de ces Toiles impartant, reçofe mainfenaTit, ma chère Avany, le premrer barser de tort époax.
Ne dirait-on pas une idylle de Théocrite? tout dans ce petit aMVceaii, fWDtôes et farine poétique imppelle le ^ie giec. LaâUatzon indove àe la peetonle et de Tégiegoe ne peot pas plus être mise en doute que celie de la fab)e que les Athéniens avouaient eux.-iBânes avoir empruntée aux Syriens, c'est-à-dire à l'Asie. Ce genre de poésie n'est logique qu'aux époques patriarcales, quand les mœurs qu'il décrit sont encore en honneur, mais il n'avait pas plus sa raison d'être au siècle de Pérklès, qu'aux siècles d'Auguste ou de Louis XIV. Chants naïfs des premiees àgea, où la vie de l'homme s'écoule au milieu des champs et des troupeaux, les églogues, pastorales, et autres bucoliques ne sont plus de leur temps dans la bouche de Théocrite, de Virgile, de Ronsard ou de Ghénier. Et c'est avec raison que nous ne trouvons dans l'Inde, ce genre de poéeie» que dans le PriLsada qui est le recueil de toutes les traditions religieuses et poétiques de l'époque patriarcale. C'est pour cela également que nous avons placé la pastorale de Tiradj-Snata daov cette première partie de notre œuvre.
Ce genre si complètement abandonné aujourd'hui, ne fut certainement admis par les poètes grecs et latins qa0 par respect pour la tradition. Et Hiistoire nous apprend quo Théocrite, qui le révéla à laGrèce, l'avait apporté de rË((ypte et de l'Asie où il avait passé la plus grande partie de sa vie.
Il est à peu près certain qne l'œuvre de ce poète, ne fut que l'imitation d'œuvres plus anciennes, qu'il recueillit dans ses voyages. — La connaissance plus approfondie du sam« scrit et la traduction de to«e les ouvrages que nous a légué rinde ancienne» pronveront avant peu, que l'antiquité grec* que a copié aussi servilement l'antiquité indoue, en philoso« phie et en littérature, qu'elle-même a été copiée' par nous*
Il est une filiation pour Tesprit comme il en est une pour les races. Toutes les nations procèdent les uneB des autres»
L'mÂR DU msa i>ans l'indb. 187
il mlftl d» reircrayer la premiôra empreinte» k point de départ da silIoxL.
Ainsi pour la M>le :
La Fontaine a copié Piiédre, Phèdre a copié Babrias, Ba- Inrias à copié Ësope, Esope a copié le fabuliste indou Filpaj de l'époque royale, Pilpay a copié Ramsaaoayayer de l^époqne brahmanique, et RamsamTayer a copié Gaayappa de l'époqae patriarcale.. Voilà «ne féaéatogie indiaeirtablev eaar les canyres de ces différents fabulistes nous sont restées et il loffit de les interroger pour te conTaincre qn'ancim d'eux n.'a pris la peine de dissinuler son îmitatioa.
La même filiation existe et se peut démontrer pour toutes les autres branches de la littérature, de la philosophie et des arts.
De Fétude de l'Inde ancienne, est sortie poirr nova la coqviction que la fable fut le drame de l'&^e patriarcal; n'osant mettre en scène rhonnne et see vices, les premiers moralistes se servirent des animaux à qui ils prêtèrent noe qualités et nos défauts pour flétrir par un moyen détourné^ ce qu'ils ne pouvait attaquer de face, om doikner dune manière attrayante des leçons de morale usuelle.
Quand la famille et la tribu ftnrent deffenues peuplade, et qu'il n'y eut plus & craindre de frapper trop directement tel ou tel membre d'un mdme dan, la fable fut abandonnée pour la satire de mœurs, et les premiers essais de comédie se produisirent.
La traipédie ne vint que beaucoup plue tard, et seuleoMati lorsque les hommes eurent appris des prêtres et des rois l'art de s'égorger pour la plus grande sati^action de leurs mai-
Le drame poétique de l'Inde exiffe une étude particoliérét que nous aurons peut-êfre le loisir de M ceosaerer phis tard.
Terminons, par deux feble» empruntées à Gasyappar cette course, à travers les premiers âges de la bante Aaiev si rapide, que c'est à peine si nous avons eu le temps de tracer les grandes Hgnee de notre sujet.
Ce que nous ambétionnoos par^dessus^ tout, c'est de]
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faire connaître Tlnde, d'indigner le plus possible les sonroes originales^ où nos ancêtres ont pnisé, de vulgariser le plus de faits, le plus de choses, le plus de preuves destinées à établir notre filiation et la maternité de l'Inde, à démontrer enfin que la civilisation philosophique, morale, littéraire et surtout religieuse des temps modernes, n'est pas un progrés sur le passé, et que Tàme bien interrogée, a de tous temps su dév^opper les vérités immortelles dont Dieu lui a donné la notion.
CSe que nous tenons à prouver c'est que l'homme des pre«* miers âges, fut honnête, vertueux et bon parce qu'il fut libre, que de cette époque datent les idées les plus simples et les plus sublimes sur Dieu et la morale, que toutes les sectes religieuses prétendent aujourd'hui avoir inventées, et que le régne du prêtre et du roi, fut le signal de la dégradation humaine.
Depuis six mille ans et plus nous éteignons les bûchers sacerdotaux avec notre sang. Depuis six mUle ans et plus, nous payons aux rois le droit de respirer, d'engraisser leurs valets et de nous agenouiller dans lapoussiére... Il est temps de suivre le chemin que nous trace la jeune Amérique!...
Le jour où chacun sera convaincu en France, que l'Iade a été tuée par le brahmOf l'Egypte par les hiérophantes, Israël par les lévites... et qu'ainsi finira tout peuple qui subira le joug sacerdotal...
Le Jour où chacun connaîtra bien l'origine de toutes ces révélations, et de tous ces rédempteurs qui depuis des siècles se copieut les uns les autres» arrachant Dieu aux mains qui l'exploitent, nous saurons, à l'imitation de nos premiers ancêtres, lui rendre le pur hommage qui lui est dû, et les peuples ne se laisseront plus parquer comme des troupeaux sous l'autorité despotique d'un maître» au nom d'un Dieu dont on voile l'image par de grossières superstitions, delà famille dont on viole les droits» de la propriété 'dont on méconnaît les devoirs...
Ecoutez cette fable de Gasyappa : ce n'est pas seulement un des plus vieux monuments littéraires de l'histoire de Thumanité, c'est aussi un enseignement, car en voyant com-
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ment une simple allégorie successivement imitée par tous les fabulistes jusqu'à La Fontaine est arrivée jusqu'à nous, on comprendra mieux, comment les superstitions religieuses inventées par les brahmes dans Tintérét de leur puissance ont pu se perpétuer^ d'âge en âge, adoptées par les prêtres de tous les cultes.