‹ Études indianistesChapitre 97 sur 122 · UN TEXTE DU PRÊTÉE ÉGYPTIEN MAUBTHON · texte numérisé non relu

UN TEXTE DU PRÊTÉE ÉGYPTIEN MAUBTHON

En face de la preuve historique que nous venons de don* ner de Timpossibilité de Tinfluence mosaïque sur les civili* salions anciennes de la haute Asie et de TËgypte, nous som* mes heureux de pouvoir placer un texte du prêtre égyptien Manethon^ qui vient en aide à l'opinion soutenue dans notre précédent ouvrage et dans celui-ci, que les Juifs ne furent en réalité que les membres de la caste servile, que les parias de l'Egypte.

On sait que ce prêtre eût à sa disposition, sous Ptolémée Philadelphe toutes les anciennes archives sacerdotales, et qu'il avait reconstitué l'histoire des premiers temps de l'Egypte.

De son œuvre, détruite lors de Tincendie de la bibliothèque d'Alexandrie sans doute, il ne nous reste que quelques fragments qu'il faut aller cueillir dans Africanus, Diodore et une foule d'autres écrivains de cette époque.

Un texte aussi clair, aussi précis que celui que nous avons rencontré, est une véritable bonne fortune.

« Les ancêtres du peuple juif furent un mélange d'hommes de diverses castes, môme de celle des prêtres Égyptiens qui pour cause d'impuretés, de souillures religieuses ou civiles, et pour la lèpre furent, sur l'ordre d'un oracle, expuisés d'Egypte par le roi Amenoph. > Manethon,

L'origine des parias de l'Inde est identique; toutes les nations de l'antiquité eurent leurs castes inférieures et leurs déclassés.

223 L» mjk ne nmr.

Et c'est de ce ramassis de vagabonds, de condamnés, et de^ lépreux, que Ton youdrait faire sortir la lumière qui illumina les sociétés antiques! Une pareille opinion était peutêtre possible au moyen âge alors que toute science, et quelle science! était tirée d'un teitte de la Bible, et jae le saint» office était là pour veiller à sa conservation; elle ne saurait être de mise aujourd'hui, ailleurs que dans les séminaires^ dernier asile de resclavage ialelleotwl.

Le grand historien romain,Tacite, a-^prime également l'opinion que ce fut à la suite de maladies contagieuses (Tabe orta)et sur T^ocdre d'un oracle^ que fut Qii.'\ssé d'Egypte, cette clame mêlée qui est devenue la nation Juive, et qui fut en raison de son «origioe ai îoxl méprisée de tous les peuples de l'antiquité.

Il a'y a pas lieu d'insifitOB»

X*Dm BIAHICÂVIQOE. 223

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UM TBZTB BE L'ÂVÈQUE CATHOLIQUE EX78ÊBS»

Noa« Usons dans la Chronieon d'Eusèbe: — c H est certain c que des peuplades anciennes de forme éthiopienne, vtnuesdu € fleuve Indus campèrent et s'établirent en Egypte. »

tTest-il pas curieux d« voir tm évéqœ catholique des premiers temps de l'Église, s*incliBer devant la vérité historique, qui donne à l'Egypte l'Inde pour berceau, et indiquer pour ainsi dire le chemin que suivirent les émigrations et les traditions asiatiques, par l'Iran et l'Arabie.

L'évèque de Gésarée, se rencontre ici avec l'historien iiidou CoUouca-Batta, qui trois mille ans avant lui, donnait la même direction à l'émigration conduite par Manou-* Vena, lorsqu'il dit dans le passage déjà cité par nous, que ce guerrier émigra avec tous «es compagnons par l'Arie (Iran) et le pays de Barria (Arabie) jusqu'aux rives deMasra (en samscrit, le grand fleuve).

N'oublions pas, comme une preuve de plus, que la linguistique vient ajouter à Thistoire qu*Égypte $e dit en hébreu Misrat e$ en arabe Masrl

Ce n'est pas aujourd'hui que les successeurs d'Ëusèbe consacreraient par leur autorité un fait historique, destiné a démontrer l'existence de civilisations antérieures à la loi mosaïque. Plus les ruines s'amoncélent autour d'eux, et plus ils tronquent les textes, forcent les traductions, embrouillent les faits chronologiques, car rien ne leur est profl table comme le chaos de l'histoire.

Qu'on prenne une traduction catholique de la Bible avec commentaires, qu'on place en regard le texte hébraïque, les

deux livres ne se ressemblent déjà plus, n y a tendance bien marquée, par des inflexions de mois, des synonymes plus étendus, des lambeaux de phrases ajoutés à titre d'explications, à accorder la Bible au progprès des idées.

Dans quelques siècles, si tout n'est point uni avec la révélation mosaïque, on peut être certain d'avoir une Bible qui fléchira par le commentaire devant toutes les vérités scientifiques que ses adeptes n'oseront plus nier. . C'est du reste le chemin dans lequel s'engagent, dès aujourd'hui les plus habiles d'entre eux. Mais ils ne reconnaîtront jamais un fait historique capable de toucher, même d*une manière détournée, à l'antiquité des temps mosaïques.

Aujourd'hui, Rome excommunierait le savant évéque de Césarée...

Revenons, après ces quelques considérations préliminaires, à la source de toutes les traditions, à VAlma parent de l'humanité, à rinde.

Après avoir étudié la simplicité et la grandeur de l'âge patriarcal, ou époque de l'unité de Dieu, nous allons suivre dans sa splendeur et sa décadence l'Inde philosophique^ littéraire et surtout religieuse, aux époques brahmaniques et royales; nous allons voir comment le monde entier fut colonisé et civilisé par les fils de cette merveilleuse contrée, qui après avoir roulé sous le pied du prôtro, expire aujourd'hui sous l'étreinte des Anglais. ••

L'INDE BRAHMANIQUE. 22j

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