‹ Études italiennesChapitre 3 sur 41 · VI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT

de M. Geffroy, son prédécesseur à rAcadémie des Sciences morales et politiques. Au début de cette dernière Notice, une page substantielle et concise résume l'activité de M. Geffroy; elle mentionne en raccourci tout ce qu'on a besoin de savoir — tout ce que beaucoup savent déjà — sur récrivain regretté dont nous publions un dernier livre. Nous la voulons reproduire, pour l'agrément des lecteurs instruits et pour l'instruction des autres.

€ Auguste Geffroy, né à Paris, le 20 avril 1820, a enseigné l'histoire dans nos lycées, de 1843 à 1852, à Dijon, à Glermont et à Louis-le-Grand. Il l'a professée dans nos établissements d'enseignement supérieur, à la Faculté des lettres de Bordeaux en 1852, à l'Ecole normale en 1862, à la Sorbonne depuis 1864. Il a dirigé, à Rome, pendant quatorze ans, de 1875 à 1882, et de 1888 à 1895, un séminaire d'archéologues et d'historiens. 11 a présidé, tout aussi longtemps, à Paris, le jury du concours d'agrégation, chargé non seulement de juger, mais, par l'orientation donnée aux études, de préparer et de former nos professeurs d'histoire. Gollaborateur fidèle de la Revue des Deux Mondes pendant plus de quarante ans, depuis 1850, il n'a cessé d'y faire œuvre d'auteur lu et goûté, et aussi de vulgarisateur brillant, toujours prêt à renseigner l'immense public de la Revue sur les progrès de l'histoire, et à lui signaler, dans tous les domaines, les découvertes des historiens. Membre de l'Académie des Sciences morales et politiques depuis 1874, il a rempli les Annales de la section d'histoire de ses lectures, de ses notices, de ses comptes rendus, prenant aux discussions de cette Compagnie, avecl'autorité et le charme d'une parole toujours écoutée, la part, trop petite à son gré et au gré de ses confrères, que lui laissait le devoir qui l'attachait à Rome. Toute sa vie enfin s'est passée à publier, sur les peuples scandi-

Page 1