AVERTISSEMENT VII
naves, sur la France du xvii® et du xviii® siècle, sur Tantiquité germanique et romaine, des études pénétrantes ou des livres définitifs. Deux jours avant de succomber à la maladie qui l'emporta (14 août 1895), il écrivait encore ce mémoire sur l'élection de Charles-Quint que l'Académie a eu la tristesse de ne pas entendre lire par l'auteur. La mort même n'a pu tarir cette inépuisable fécondité, grâce aux soins pieux de sa femme, associée étroitement, comme jamais femme n'a pu l'être davantage, aux pensées et aux travaux de son mari, et dont le souvenir, en toute justice, restera inséparable du sien. 11 y a donc peu de carrières d'historien aussi soutenues, aussi droites, aussi pleines que celle de M. GefFroy. Qu'on envisage en lui le professeur, l'écrivain, le savant ou le directeur d'école, il n'est pas une forme de son talent, très souple, qui n'ait été consacrée au progrès des études historiques, pas une heure de sa vie où il n'ait cessé de parler, d'agir, de lutter pour le triomphe de la science, et, par la science, pour la bonne renommée de notre pays. ■»
Vouloir, si l'on ose ainsi dire, prolonger au delà de la tombe cette utile activité de M. Geffroy, en réunissant en un volume certains des articles qu'il eut le plus de plaisir à écrire et que le public eut le plus de plaisir à lire, seraitce la marque d'une indiscrète piété? On ne l'a point cru; on donne ce livre avec confiance, et les pages qui suivent n'ont d'autre prétention que de montrer, tout simplement, comment, dans ce recueil d'articles, revivront peut-être les meilleures parties de sa méthode et de son talent, qu'il convient d'abord de définir.