SCÈNE V
ATRÉE, ÉGISTHE
ATRÉE
£h bien! quel est mon sort, et que viens-tu m apprendre^ De lappui de nos dieux, parle, que dois-je attendre.^ Le pontife usurpant un pouvoir qu'il na pas, M'aurait-il enlevé le secours de ton bras ?
ÉGISTHE
Non , je reviens fidèle au serment qui m'enchaine : Me voilà prêt, seigneur, à servir votre haine.
ATRéE^
Quoi I l'orgueil du pontife abaissé devant moi , Ne met aucun obstacle aux désirs de ton roi ?
ÉGISTHE
N'en doutez point , seigneur.
ATRÉE
Heureux fruit de ton zèle !
L'empressement dVin fils à mes yeux se décèle. Oui , j'aime à remarquer que la plus noble ardeur Succède à la pitié qui dirigeait ton cœur ; Et le ciel veut qu'en moi tu rencontres un père, Pour prix du changement qu'en toi-même il opère. Tu sauras mériter ce titre et mes bienfaits : Sois fidèlç, surtout, à mes derniers souhaits «